Theatre de chambre

Dissident, il va sans dire Nina, c'est autre chose (suivi de) vers un théâtre minimal

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Fiche détaillée de "Theatre de chambre"

Résumé
"Faut bien que j'utilise des mots, quand je te parle", dit une voix innommée dans un poème d'Eliot, avec ce qu'on imagine être une pointe d'impatience, d'irritation, de résignation. Première pièce, Hélène et Philippe habitent ensemble, mère et fils. Attachants l'un et l'autre. Attachés l'un à l'autre. Mais lui passe aussi son temps à se dégager. D'elle. De la société. Du monde. Dissident il l'est avec passivité. Une tranquille et formidable passivité. Il parle mais se délie des paroles qu'il prononce. Disons peut-être que chez lui il n'y a pas d'adhérence. Il va. Il va sans dire. Elle n'est pas immobile, elle va et dit le discours "des parents". Elle le dit avec hésitation, ardeur, délicatesse, discrétion. Apparemment ça ne mène pas à grand-chose. Ce qui se passe entre eux risque tout le temps d'être nul. Pourtant on n'est pas loin, entre eux deux, de ce qu'on pourrait appeler une passion, une intelligence. Deuxième pièce, leur mère est morte et ils habitent ensemble, deux frères, quarante