Stienz ; lappschiess ; kask

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Fiche détaillée de "Stienz ; lappschiess ; kask"

Résumé
Les pièces de Michelsen tissent une atmosphère très particulière, qui est appuyée par un maniement assez déconcertant de la langue. Cette langue est un long monologue, entrecoupé de silences d'une étonnante densité. Le temps s'y découpe selon des règles très particulières : répétitions de mots, de gestes, mécanisme d'une minuterie dans Lappschiess, coups de feu résonnant à intervalles réguliers dans un silence angoissé dans Kask, piétinement sourd et coups frappés à la porte dans Stienz. Dans l'univers clos et étouffant de la scène, les rumeurs du monde extérieur viennent mourir avec un écho sourd et discordant. Les personnages dérisoires et parfois grandiloquents ne cessent de guetter cette rumeur : ils tendent l'oreille, écarquillent les yeux, tâtonnent le long des murs, scrutent la pénombre, se remémorent inlassablement des bribes de passé-présent toujours situé dans un ailleurs improbable. Mais ils ne savent l'interpréter.