A propos de
Vladimir Horowitz
Vladimir Samoïlovitch Horowitz (en : rtl , en : rtl ), né à Kiev le 1 er octobre 1903 (certaines sources citent Berditchev) et mort à New York le Novembre 5 1989, est un pianiste virtuose russe de renommée mondiale. Pianiste mythique, « roi des pianistes », Vladimir Horowitz fut admiré pour la puissance de son jeu pianistique et pour ses multiples prouesses techniques, par le public comme par les pianistes professionnels : Clara Haskil, qui le surnommait « Satan au clavier », Martha Argerich, Sviatoslav Richter, Arcadi Volodos, Valeri Koulechov, Arthur Rubinstein C'est en entendant, lors d'un concert à Paris, son interprétation de deux études de Liszt d'après Paganini qu'Arthur Rubinstein comprit l'étendue du génie d'Horowitz et remit complètement en question son propre jeu. . Il gagna la réputation de meilleur virtuose pour ses interprétations de Liszt, Chopin, Rachmaninov, Scriabine et Tchaïkovski. Soulignons aussi l'art d'Horowitz dans l'interprétation de la musique impressionniste (Liszt, Au bord d'une source par exemple ; Wagner Isoldes Liebestod arrangée pour piano par Liszt, un des derniers enregistrements d'Horowitz) mais aussi de la musique moderne : il créa de nombreuses sonates de Dmitri Kabalevski et de Prokofiev aux USA (sixième, septième Anecdote. Il joua cette 7 e sonate de Prokofiev au consulat soviétique de New York en janvier 1944, et envoya le premier exemplaire du disque à Prokofiev qui lui retourna un exemplaire signé de la partition sur lequel il écrivit « au pianiste prodigieux de la part du compositeur » . , huitième). Il fit aussi redécouvrir au monde musical des compositeurs tels que Muzio Clementi ou Domenico Scarlatti, en s'ingéniant à démontrer qu'ils furent des précurseurs du romantisme et de la musique de Beethoven. Il mettait beaucoup de soin à composer ses récitals, et à choisir les quelques morceaux dignes d'être interprétés en concert ou en enregistrement. Comme conséquence, sa discographie est moins étendue qu'on aurait pu le souhaiter. Par exemple, il n'interpréta pas d'autre rhapsodie hongroise de Liszt que les deuxième, sixième, treizième et quinzième (marche de Rakoczy), ainsi que, dans les années 1930, la rhapsodie espagnole et le premier concerto. Toutes ses interprétations étaient mûrement réfléchies : il ne jouait pas un compositeur tant qu'il n'en avait pas lu l'œuvre intégrale. « L'ouragan des steppes » déplaçait des foules pour chacun de ses concerts où les places étaient chères et réservées très longtemps à l'avance. Son très étroit et complice rapport au public était constitutif de son grand charisme. Cependant, ses rares concerts étaient très appréciés du fait qu'il y réalisait ses meilleures interprétations, surpassant de loin tous les enregistrements programmés en studio. Horowitz arrivait à des performances incroyables devant des milliers de personnes, prenant de grands risques pianistiques devant lesquels reculent la quasi-totalité des pianistes en public, et créant une « réaction protoplasmique avec le public » Extrait d'une interview dans une file d'attente où campaient les fans afin d'acheter des billets pour l'un de ses récitals au Carnegie Hall) . Il interrompit volontairement sa carrière plusieurs fois, atteint par de profondes dépressions : 1936-1939 (avant son départ aux États-Unis) ; 1953-1965 ; 1969-1974 ; 1983-1985.
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