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Livres - Lettre A Un Gentilhomme ; Lettre De Direction Spirituelle

Lettre A Un Gentilhomme ; Lettre De Direction Spirituelle

Jean Duvergier de Hauranne (auteur)

Editeur : Arfuyen.  Date de parution : 16/05/2001.

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A propos de Jean Duvergier de Hauranne

Jean-Ambroise Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran, né à Bayonne en 1581 et décédé à Paris en 1643 était un religieux et théologien français qui introduisit le jansénisme en France. Saint-Cyran, pour employer ce nom sous lequel il est le plus connu, se livra avec un grand succès à la direction des consciences à Paris, se joignit à ceux qui tentaient un renouveau religieux, compta beaucoup de disciples et d'amis, entre autres, Arnauld, Bérulle, Lemaistre de Sacy, Bignon, auxquels il fit partager ses opinions. Après avoir étudié les humanités dans sa ville natale et la philosophie à la Sorbonne, il alla à Louvain, non à l'université, mais au collège jésuite, où il obtint la maîtrise en 1604 avec une thèse brillante, admirée par Juste Lipse. C'est probablement à Louvain, qu'il fit connaissance du futur théologien janséniste, Cornelius Jansen (Jansénius), un jeune disciple du baïaniste Jacques Janson. En 1605, les deux amis étaient à Paris, assistant ensemble aux leçons du gallican Edmond Richer et étudiant le premier christianisme dans l'idée de lui restituer sa place d'honneur, usurpée, comme ils le proclamaient, par la scolastique. Ces études de patristique, et surtout de la littérature augustinienne, se poursuivirent avec une énergie incroyable pendant presque douze ans, à Paris jusqu'en 1611, puis à Campiprat (Cantipré), où Duvergier de Hauranne habitait, sous la protection de Bertrand d'Eschaux, évêque de Bayonne, qui fit Duvergier chanoine de sa cathédrale et Jansen principal d'un collège récemment fondé. Duvergier de Hauranne pensait que Dieu l'avait choisi, avec Jansen, pour réformer l'Église « qui se trouvait dans la dégradation la plus profonde et n'était plus la véritable épouse du Christ. » En raison, sans doute, de la translation de l'évêque de Bayonne à Tours, les deux amis quittèrent Bayonne en 1617, Jansen revenant à Louvain et Duvergier allant à Poitiers où l'évêque de la Rocheposay, disciple de Scaliger et humaniste passionné, le reçut comme un ami, lui donna un canonicat et le prieuré de Bonneville puis plus tard, en 1620, résigna en sa faveur l'abbaye de Saint-Cyran-en-Brenne. Le nouveau prélat commendataire résida peu dans son abbaye. En 1622, il revint définitivement à Paris, la métropole lui offrant de meilleures possibilités pour la poursuite de ses desseins. Pendant les années 1617-1635, une correspondance assidue se continua entre Duvergier et Jansen, mais il n'en reste que les « Lettres de Jansénius à Duverger de Hauranne », saisies au moment de l'arrestation de Saint-Cyran. Ces lettres, où les signes conventionnels sont d'un usage fréquent, mentionnent constamment l'« affaire principale », un projet et une cabale, c'est-à-dire avant tout, la composition de l'Augustinus par Jansen, Saint-Cyran s'employant à recruter des protecteurs pour le système dit augustinien. Saint-Cyran entretint, à partir de 1623, des relations avec l'abbaye de Port-Royal, dirigée par l'abbesse Angélique Arnauld. Devenu, à partir de 1635, le directeur de conscience particulier de ces religieuses, ainsi que des «Messieurs» de Port-Royal, Port-Royal devint, sous son influence, le centre spirituel du jansénisme. C'était un homme de parti, adroit, remuant, et qui exerçait sur les siens un grand ascendant. Ayant attaqué les Jésuites dans quelques écrits, il fut, pour ce fait, dénoncé à Richelieu, avec qui Saint-Cyran s'était autrefois lié d'amitié. Ce ministre le fit arrêter le Mai 15 1638 et enfermer au château de Vincennes, sous prétexte d'hérésie. Il le tint en prison de 1638 à 1643. Deux mois après la mort de Richelieu, le 1 février 1643 , ses partisans réussirent à le faire libérer mais, physiquement brisé, il mourut au bout de quelques mois.

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