A propos de
Jean Carrière
Jean Carrière (né le 6 août 1928 à Nîmes, décédé dans la nuit du 7 au Mai 8 2005 à Domessargues près de Nîmes) est un écrivain français. D'origine cap-corsine par sa mère, Andrée Paoli, Jean Carrière fut secrétaire particulier de Jean Giono (sur qui il écrira un essai) à Manosque, critique musical à Paris, chroniqueur littéraire à l'ORTF, il entame sa carrière d'écrivain avec son roman Retour à Uzès en 1967 (prix de l'Académie française). Il a publié une vingtaine d'ouvrages, principalement des romans. Lauréat du Prix Goncourt en 1972 pour L'Épervier de Maheux, le succès (2 millions d'exemplaires, traduction en 14 langues), la mort brutale de son père écrasé par un chauffard et un divorce, le plongeront dans une profonde dépression qui lui fera écrire quinze ans plus tard Le Prix d'un Goncourt. Avant cet ouvrage, il écrivit néanmoins plusieurs romans, La Caverne des pestiférés (2 tomes) ou encore Les Années sauvages, ainsi que des essais sur Julien Gracq et Jean Giono et un livre d'entretiens, Le Nez dans l'herbe. S'ensuivront une dizaine de romans, dont le dernier, Passions futiles, est paru en octobre 2004 aux éditions de La Martinière. Passionné de musique (son père était chef d'orchestre et son grand-père maternel, Toussaint Paoli, tenait un magasin de lutherie à Nîmes) et de cinéma (il rencontra l'actrice Sigourney Weaver à qui il consacra un ouvrage), il préparait un nouveau roman et un livre sur Maurice Ravel. Après l'immense succès de son Épervier, il se tint farouchement à l'écart des salons littéraires et des médias parisiens qui en firent un écrivain régionaliste, ce qu'il n'était pas, et ce qui, au bout du compte, occulta injustement le reste de son œuvre. Après avoir un temps séjourné dans son chalet, à Saint-Sauveur-Camprieu, près du mont Aigoual, Jean Carrière vivait depuis une quarantaine d¿années dans une maison au pied des vignes, à Domessargues, où ses obsèques ont été célébrées le 11 mai 2005.
(Voir la suite ...)