A propos de
Georg Friedrich Haendel
Georg Friedrich Haendel ou Händel (George Frideric Handel en anglais, comme il l'écrivait lui-même Voir le fac-similé de son testament in Jean Gallois, Haendel, éditions du Seuil, coll. Solfèges, Paris, 1980, (ISBN 2-02-00-5707-7 ) ) est un compositeur d'origine allemande, naturalisé britannique, né le 1 février 1685 à Halle et mort le 1 avril 1759 à Londres. Haendel personnifie, au côté de Bach, l'apogée de la musique baroque Dictionnaire de la musique sous la direction de Marc Vignal, Larousse, Paris, 1987, p.54 (ISBN 2035113061 ) . Né et formé en Saxe Géographiquement située en Saxe, Halle comme le reste du diocèse de Magdebourg relevait en fait depuis 1680 de l'Électorat de Brandebourg, noyau du futur royaume de Prusse , installé quelques mois à Hambourg avant un séjour initiatique et itinérant de trois ans en Italie, revenu brièvement à Hanovre avant de s'établir définitivement en Angleterre, il réalisa dans son œuvre une synthèse magistrale des traditions musicales de l'Allemagne, de l'Italie, de la France et de l'Angleterre « Usant de la langue de son temps comme Bach(¿) Haendel apparut comme un puissant organisateur, comme un merveilleux instrument de synthèse de l'art européen. L'Allemagne lui inculqua une certaine piété intérieure, jamais démentie. L'Italie développa ses dons de mélodiste (¿) son sensualisme pour les couleurs et les sonorités. De la France il écouta les leçons de clarté, d'élégance, d'équilibre. L'Angleterre, enfin, lui enseigna la poésie des virginalistes, la spontanéité de Purcell, ses ambiguités modales et ses audaces rythmiques. » Dictionnaire de la musique sous la direction de Marc Vignal, op. cité, p.352. , « L'œuvre de Haendel, tout en portant de fortes marques de sa personnalité, est un composé de tous les styles de son temps: écritures concertantes et arias da capo italiennes, ouverture et danses françaises, fugues allemandes, contrepoint anglican, tournures mélodiques purcelliennes, il fond tous ces éléments au creuset de son inspiration propre en vue de la meilleure efficacité dramatique. » Edmond Lemaître et Sylvie Bouissou, Guide de la musique sacrée et chorale, l'âge baroque 1600-1750, Fayard, Coll. Les Indispensables de la musique, Paris, 1992, p.410 (ISBN 2213026068 ) . Virtuose hors pair à l'orgue et au clavecin, Haendel dut à quelques œuvres très connues (notamment l'oratorio Le Messie, ses concertos pour orgue et concertos grossos, ses suites pour le clavecin, ses musiques de plein air : Water Music et Musique pour les feux d'artifice royaux) de conserver une notoriété active pendant tout le XIX e siècle , période d'oubli pour la plupart de ses contemporains. Cependant, pendant plus de trente-cinq ans, il se consacra pour l'essentiel à l'opéra en italien (plus de 40 partitions d'opera seria « Le regain d'intérêt pour les opéras de Haendel au début des années 20 (1920), impliqua de nombreuses révisions (¿), les héros castrats devinrent alors des barytons et des basses. Dans les années 60 (1960) quand la "renaissance" de Haendel fut associée, abusivement à l'art de Joan Sutherland, des mezzos plus ou moins solides s'attaquèrent aux héros de l'Antiquité, avec un bonheur inégal; cela permit au moins de conserver l'orchestration originale de Haendel. » Comte de Harewood, « Haendel » in Tout l¿opéra de Monteverdi à nos jours sous la direction de Gustave Kobbé, éditions Robert Laffont, collection Bouquins, 1993, p. 60 (ISBN 2221036663 ) , avant d'inventer et promouvoir l'oratorio en anglais dont il est un des maîtres incontestés « Il préfigure Haydn et plus encore Mozart ; il eut la même prescience du leitmovtiv. Enfin il donna à l'oratorio une dimension et une signification jusque-là insoupçonnée. Pensée novatrice, donc, et d'une extrême noblesse. » Dictionnaire de la musique sous la direction de Marc Vignal, op. cité, p.352. . Son nom peut se trouver sous plusieurs graphies : en allemand, Händel peut (en transcription du umlaut) aussi s'écrire Haendel (orthographe souvent préférée en français) et, après son installation en Angleterre, lui-même l'écrivait sans tréma : Handel, qui est la manière retenue par les anglophones.
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