A propos de
Claire Castillon
Claire Castillon est un écrivain français. Elle est née le Mai 25 1975 à Boulogne-Billancourt. Elle est notamment connue pour son amour éperdu avec le journaliste et photographe Jean-François Leroy, fondateur de VISA POUR L'IMAGE. Elle a co-écrit un scénario avec la réalisatrice Marion Vernoux, inspiré de Je prends racine. Elle a publié huit romans depuis 2000 et aussi une pièce de théâtre, "La poupée qui tousse", dont elle a refusé la publication. Chacun de ses romans a bénéficié d'une forte couverture médiatique, excepté Vous parler d'elle, qui a rencontré un public plus réservé. En revanche, la sortie d'Insecte, un recueil de nouvelles sur les rapports entre les mères et les filles, et sa traduction en plus de dix-sept langues (américain, allemand, italien, espagnol, portugais, finnois, suédois, hollandais, chinois, japonais, russe, roumain, tchèque...) a fait d'elle un écrivain à carrière internationale. Ainsi a t-elle été classée numéro 1 au box-office des meilleures ventes en Finlande. Insecte a aussi été un best-seller en Italie. Son recueil de nouvelles sur les hommes et les femmes, On n'empêche pas un petit cœur d'aimer, a lui aussi été traduit en de nombreuses langues étrangères. Elle vit entre Paris et un lieu, dit "la campagne", (aux environs de Marseille), où elle se retire régulièrement pour écrire. On ne lui connait que de vrais amis. Les autres, intrigués par son côté sauvage, la disent ténébreuse, hors du monde ou bien inaccessible. Peu lui importe. Rencontrer les gens, s'intégrer au milieu littéraire, se faire un réseau, lui sont des notions parfaitement étrangères. « Je n'écris pour personne, sur rien, j'écris, c'est tout. Je n'écris pas non plus pour être comprise. » Elle est une amie très proche de l'écrivain Bernard Desportes (dernier livre publié : Une irritation, chez Fayard), elle aime entretenir avec certaines personnes des relations épistolaires. Son roman "Dessous, c'est l'enfer" est présenté de la façon suivante : « Experte en contes cruels » selon Le Monde des livres, Claire Castillon ouvre la « boîte noire » des relations humaines selon Le Figaro littéraire. Très remarquée dès son premier roman, Le grenier, paru chez Anne Carrière en 2000, elle n¿a cessé depuis d¿élargir son public en France comme à l¿étranger. Dans Dessous, c¿est l¿enfer, c¿est de folie qu¿il s¿agit. Non pas la folie diagnostiquée, mais celle qui semble s¿accommoder discrètement de la vie normale, tout en vous brûlant à petit feu. Une femme écrivain observe son fiancé en silence. Elle tâche de le respecter. Sa sœur, sa mère et sa grand-mère le lui ont dit : l¿amour qu¿une femme doit à un homme commence avec le respect et finit avec la soumission. Mais le regard de l¿écrivain est implacable. À ses yeux qui scrutent et épient, le fiancé n¿a bientôt plus de corps, mais seulement des parties, des humeurs, des couleurs, des odeurs. Et comme elle dissèque mentalement sa carcasse, elle morcelle également son langage. Elle s¿arrête sur ses balbutiements, s¿attarde sur sa grammaire ou sa prononciation, son ridicule. Son esprit focalisé malgré lui sur tel détail rédhibitoire, elle ne voit plus l¿homme. Alors elle le quitte. Pour un autre aperçu dans un café. Mais bien sûr elle emporte avec elle ce regard chirurgical qui la constitue, et auquel ce nouvel amant ne résistera guère mieux. Ici chaque scène du présent renvoie à des souvenirs familiaux lourds, les mollesses du père se mêlent au grotesque du fiancé, les voix de femmes de trois générations se confondent, dans la transmission maladive de l¿incapacité d¿aimer. Dessous, c¿est l¿enfer est également une mise en abîme du style de Claire Castillon, de son obsession glaciale à tout noter, tout retenir, tout ausculter, quitte à tout détruire. « C¿est le roman de la maturité. Claire Castillon est passée du stade d¿observatrice impartiale, lucide et corrosive des vicissitudes de la vie conjugale, du conflit des générations, du désir de maternité, du rapport parent-enfant, de la vieillesse... à celui d¿entomologiste de notre modernité. C¿est un détonnant mélange de candeur, d¿intelligence et d¿émotion. On a l¿impression de lire un roman écrit à quatre mains par Miss Marple et Hannibal Lecter... » Jean-Marc Levent.
(Voir la suite ...)