A propos de
Blaise Cendrars
Blaise Cendrars, né Frédéric-Louis Sauser, le 1 septembre 1887 à La Chaux-de-Fonds, canton de Neuchâtel (Suisse), mort le 1 janvier 1961 à Paris, est un écrivain d'origine suisse, naturalisé français en 1916. Il méne d'abord une vie d'aventurier et de bourlingueur avant d'écrire et de publier ses premiers poèmes : Les Pâques en 1912 (qui deviendra Les Pâques à New York en 1919) ou Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France en 1913. Il participe dès le début à la guerre de 14-18 comme engagé volontaire : gravement blessé en 1915, il sera amputé du bras droit. Le 1 septembre 1915 , il est naturalisé français et reprend en 1917 l'écriture, mais lassé du milieu littéraire, il se tourne quelques années vers le cinéma puis abandonne après l'échec. Il voyage alors au Brésil en 1924 et prend le pseudonyme de "Blaise Cendrars", en écho à Brésil/braise comme une évocation de sa vie dégradée par l'amputation et le suicide d'une amie, la braise devenant cendres... Il s'oriente dès lors vers le roman avec L'Or en 1925, où il retrace le dramatique destin de Johann August Suter, millionnaire d'origine suisse ruiné par la découverte de l'or sur ses terres en Californie. Ce succès mondial va faire de lui, durant les années vingt, un romancier de l'aventure que confirme Moravagine en 1926, avant qu'il ne devienne dans les années trente, grand reporter. Abattu par le début de la guerre, il s'installe à Aix-en-Provence puis à Villefranche-sur-mer et ne reprend l'écriture qu'en 1943 en rédigeant des récits autobiographie avec L'Homme foudroyé (1945), La Main coupée, Bourlinguer. De retour à Paris en 1950, il participe à des programmes artistiques et des entretiens radiophoniques réputés avant de mourir d'une congestion cérébrale le 1 janvier 1961 . L'œuvre de Blaise Cendrars, poésie, romans, reportages et mémoires, est placée sous le signe du voyage, de l'aventure, de la découverte et de l'exaltation du monde moderne où l'imaginaire se mêle au réel de façon inextricable.
(Voir la suite ...)