CHAP-FRONT-03

String Quartets N 3, 4

Quatuors à cordes

(Réalisateur)

Avis des internautes (0)

CD

Bientôt disponible !

Pour recevoir une alerte par e-mail dès qu'il sera à nouveau disponible, cliquez-ici
  • Détailssur le produit
  • Titresdisponibles sur le CD

Notice


Oeuvre

Alexander von Zemlinsky (1871-1942)
Quatuor à cordes n° 3, op. 19 (1924)
Quatuor à cordes n° 4, op. 25 (1936)

Johanna Müller-Hermann (1868-1941)
Quatuor à cordes en mi bémol majeur, op. 6 (1908)
Première discographique

Interprètes

Artis Quartett Wien
(Peter Schuhmayer & Johannes Meissl, violon - Herbert Kefer, alto - Othmar Müller, violoncelle)

Renseignements

67:50 - DDD - Enregistré à la salle de concert de la Fondation Nimbus en mars 1998 - Notes en anglais et allemand

Notes

Schönberg et Zemlinsky, contemporains et beaux-frères de surcroît , ont pourtant suivi des routes musicales radicalement opposées. Si Schönberg est allé là où on sait, Zemlinsky préféra continuer sur le chemin du langage "traditionnel", servant en quelque sorte de pont entre le romantisme tardif de Brahms et le lyrisme échevelé de Berg.
    Ces deux derniers quatuors (les deux premiers étant disponibles sur ) datent respectivement de 1924 et 1936, à la période de grande maturité du compositeur qui n'avait donc plus rien à prouver. Le second mouvement du Troisième quatuor semble un cruel pied de nez aux théories de Schönberg (en 1924, les deux hommes eurent quelques différents d'ordre familial) et les techniques de composition sérielles et atonales : à partir d'un thème résolument creux, court, cellulaire, et passablement crétin, Zemlinsky développe sa propre vision de l'atonalisme, dérivant bientôt vers sa vision plus douce des choses. Un véritable manifeste anti-Schönberg ! Le Quatrième quatuor fut composé in memoriam Alban Berg (décédé en 1935, et avec qui Zemlinsky avait gardé des liens très étroits), en référence évidente à la Suite lyrique.
    Enfin, première mondiale discographique pour le Quatuor, op. 6 de Johanna Müller-Hermann. La compositrice étudia un certain temps avec Zemlinsky, sur les conseils de Alma Mahler, et présenta ce quatuor au public en 1911 : mis à part quelques remarques désobligeantes sur le fait qu'elle ne fût pas un homme, comme il sied à un compositeur, l'oeuvre fut très favorablement reçue, à telle enseigne que Müller-Hermann se vit bientôt confier le poste de professeur de composition au Conservatoire de Vienne. Une figure inhabituelle à découvrir, aux côtés de son mentor Zemlinsky.