Notice
Oeuvre
Ralph Vaughan Williams (1872-1958)
Suite pour alto & orchestre (Groupe I) (1934)
Herbert Howells (1892-1983)
Elégie pour alto, quatuor à cordes (2 violons, alto, violoncelle*) & orchestre à cordes (1917)
Sir William Walton (1902-1983)
Concerto pour alto & orchestre en la mineur (1928/29 - Rév. 1962)
York Bowen (1884-1961)
Concerto pour alto & orchestre en ut mineur, op. 25 (1907)
Interprètes
Helen Callus, alto
Orchestre Symphonique de Nouvelle-Zélande
(* Solistes de l'Orchestre)
Direction Marc Taddei
Renseignements
78:24 - DDD - Enregistré en février 2005 à l'Auditorium du Centre Michael Fowler à Wellington en Nouvelle-Zélande - Notes en anglais
Notes
" J'ai été un crétin complet ", avouait l'altiste Lionel Tertis dans les années 60 lorsqu'on lui demandait pourquoi il avait refusé de créer le Concerto de Walton. " L'Allemand [Hindemith, qui assura la création] avait un ton si sec ! ", ajoutait-il avec peut-être un brin de mauvaise foi. Car si Walton fut propulsé à l'avant-scène de la musique contemporaine postromantique d'alors, en 1929, c'est bien grâce à l'amabilité du célèbre compositeur ! De nos jours, l'ouvrage semble parfaitement " normal " mais en ce temps, l'arrière-garde le considérait comme trop révolutionnaire ! Tertis, par contre, accepta de créer la Suite pour alto et orchestre de Vaughan Williams (1934) avec laquelle débute le CD, une oeuvre bien belle, délicieusement britannique, presque trop courte huit minutes en tout ; la Suite comprend trois volets séparés que l'on peut jouer individuellement, comme c'est ici le cas , un de ces petits chefs-d'oeuvre négligés car trop atypiques dans un programme de concert.
Enfin, York Bowen (dont Saint-Saëns a dit un moment qu'il était " le plus remarquable jeune compositeur britannique ") dont le Concerto pour alto fut également créé par Tertis, en 1908 : rien de réellement révolutionnaire, certes, mais un langage personnel, lyrique, et une grande maîtrise de l'orchestration, en font une oeuvre que l'on découvrira avec plaisir.