Notice
Oeuvre
Alexander von Zemlinsky (1871-1942)
Trois Pièces pour violoncelle & piano (1891)
I. Humoresque - II. Lied - III. Tarentelle
Sonate pour violoncelle & piano en la mineur (1894 - Première mondiale discographique)
Carl Goldmark (1830-1915)
Sonate pour violoncelle & piano, op. 39 (1890)
Erich Wolfgang Korngold (1897-1957)
Danse de Pierrot (1920 - d'après l'opéra Die Tote Stadt)
Quatre Pièces, op. 11 (tirées de Viel Lärmen um nichts [Beaucoup de bruit pour un rien] - 1920)
I. Mädchen im Brautgemach [Jeune fille dans la chambre nuptiale] - II. Holzapfel und Schlehwein [Pomme sauvage et vin de prunelle] (Marche des deux veilleurs ivres) - III. Gartenscene [Scène au jardin] - IV. Mummenschanz [Mascarade]
Romance-Impromptu (tiré du film Deception - 1946)
Interprètes
Raphael Wallfish, violoncelle
John York, piano
Renseignements
78:53 - DDD - Enregistré aux Studios Nimbus à Wyastone Leys, Monmouth (UK) en mai 2006 - Notes en anglais
Notes
Si le nom de Zemlinsky apparaît en grand sur le CD, sa musique ne représente pourtant que la moitié de la musique ici enregistrée, le reste appartenant à Goldmark et Korngold. Goldmark, ami de Brahms et de Johann Strauss, fut l'un des plus célèbres musiciens de son vivant, surtout après le triomphe de son opéra La reine de Saba de 1875 ; la postérité semble l'avoir traité avec un certain dédain, et sa renommée ne survécut pas à la Seconde guerre. Epigone de Brahms selon les uns, de Wagner selon les autres, peu importe, sa présente Sonate ne ressemble à aucune autre et si elle mérite l'attention du grand violoncelliste Raphael Wallfisch, elle mérite certainement la nôtre aussi.
Korngold, lui, a mieux tiré son épingle du jeu, surtout au titre d'enfant prodige puis de compositeur-star à Hollywood. Deux des pièces, tirées de Die tote Stadt et de Much ado about nothing, datent de 1920, la grande époque de sa gloire ; Deception provient du film éponyme de 1946, la dernière période de sa vie donc.
Enfin, Zemlinsky se situe entre son aîné Goldmark et son cadet Korngold ; très épaulé par Brahms mais aussi par Schönberg, il avait réussi à se faire un grand nom mais les circonstances le forcèrent à s'exiler aux Etats-Unis où il mourut dans l'oubli. Triste sort pour ce musicien extrêmement doué, dont le seul " défaut " est de n'avoir pas embrassé les théories avant-gardistes des années 1910, et qui préféra suivre son chemin postromantique dans son langage personnel : la belle Sonate en la mineur de 1894 en est le plus parfait exemple.