Notice
Oeuvre
Les Quatre Saisons
Musique de Antonio Vivaldi (1678-1741)
Ballet de Roland Petit
Interprètes
Ensemble I Musici
Ballet National de Marseille
Le Printemps
Pascal Leroy, Inès Baroux, Hacène Bahiri, Luigi Bonino
L'Eté
Florence Faure, Jean-Pierre Aviotte
L'Automne
Dominique Khalfouni, Denys Ganio
L'Hiver
Jean-Charles Gil, Pascale Leroy, Florence Faure, Pascale Doye
Renseignements
58:00 (environ) - Dolby digital - Format 4:3 - Toutes zones - Enregistré au Square St Marc de Venise (Antenne 2, 1984) - Notes en anglais
Notes
Il est évident qu'un ballet sur les Quatre Saisons de Vivaldi ne peut pas jouer la carte du réalisme sans tomber en plein Walt Disney. Roland Petit a donc choisi de créer une interprétation abstraite de ces quatre concertos, l'un des cycles les plus phénoménalement géniaux du 18ème siècle, pour faire évoluer ses danseurs en "contrepoint". Le décor planté (depuis un bon bout de temps, d'ailleurs, puisqu'il s'agit de la Place Saint-Marc à Venise !), les lumières s'élèvent en même temps qu'une douce brise qui fait délicieusement voleter les robes, ajoutant un adorable mouvement supplémentaire, involontaire, à la chorégraphie. Afin de pallier la relative brièveté des Quatre Saisons, Roland Petit imagine un subterfuge parfaitement simple mais efficace : à la fin du dernier concerto, L'hiver, il termine par le Printemps rendant ainsi le cycle éternel : d'abord son second mouvement, ce magnifique zéphyr du songe pastoral, qu'entrecoupe les "aboiements" du chien de berger aux altos, puis le tout premier mouvement. La troupe du Ballet de Marseille au grand complet peut ainsi se présenter une dernière fois.
Spectacle magique, d'une grande tendresse, que l'on peut regarder sans penser à rien, ce qui est peut-être le propre de la transcendance. Comme ne l'indique pas la couverture, ni la plaquette, ni le générique de début, l'interprétation de la musique est celle de l'ensemble I Musici dont l'enregistrement sert de base. Il faut attendre le générique de fin pour l'apprendre, comme si la musique était un élément secondaire.
La réalisation visuelle d'Antenne 2 est impeccable : voilà un pur produit de la télévision française quand elle avait encore de vraies exigences artistiques.