Notice
Oeuvre
Töru Takemitsu (1930-1996)
CD I
Requiem pour cordes (1957)
November Steps pour biwa, shakuhachi & orchestre (1967)
Far Calls. Coming, far !" pour violon & orchestre (1980)
Visions pour orchestre (1989)
I. Mystère - II. Les yeux clos
CD II : Premières mondiales discographiques
Gémeaux pour hautbois, trombone, 2 orchestres & 2 chefs d'orchestre (1972/86) *
Dream/Window pour orchestre (1985)
Spirit Garden pour orchestre (1994)
Interprètes
CD I
Kinshi Tsuruta, biwa
Katsuya Yokoyama, shakuhachi
Yuzuko Horigome, violon
Orchestre Symphonique Métropolitain de Tokyo
Direction Hiroshi Wakasugi
CD II
* Masashi Honma, hautbois
* Christian Lindberg, trombone
Orchestre Symphonique Métropolitain de Tokyo
Direction Hiroshi Wakasugi & *Ryusuke Numajiri
Renseignements
56:52 - 59:33 - DDD - Enregistré en juillet 1991 à Tokyo au Metropolitan Art Space - Notes en anglais
Notes
Il est grand temps de ne plus considérer seulement Töru Takemitsu comme un " compositeur japonais ", mais tout simplement comme un " grand compositeur du 20e siècle ". Qu'il ait emprunté quelques sonorités au fonds musical de son pays n'a rien d'anecdotique, et cela ne fait pas de sa musique une musique ethnique. Takemitsu associe parfois quelques instruments de la tradition asiatique dans son discours, mais dans une écriture orchestrale tout à fait occidentale de par la technique : ainsi le merveilleux November Steps, un véritable petit miracle écrit sur une commande du New York Philharmonic, intègre-t-il un biwa une sorte de luth et un shakuhachi, de la famille des flûtes à bec, mais le compositeur nous offre également un génial mouvement pour violon et orchestre avec Far Calls, ou de très oniriques moments d'orchestre avec Visions, un diptyque à ne pas manquer.
Suivent trois " première discographique mondiale ". Gémeaux pour hautbois, trombone et orchestre, écrit entre 1971 et 1986, est une oeuvre de grande maturité, toujours empreinte de ces merveilleuses couleurs orchestrales qui sont la signature de Takemitsu. Pour finir, Spirit Garden de 1994 est l'une des dernières compositions du maître, disparu en 1996. Dommage que les orchestres français ne jouent pas plus souvent cette musique magique, et la relèguent quelque peu dans le giron de la musique exotique.