Notice
Oeuvre
Igor Stravinski (1882-1971)
Pétrouchka (1911, rév. 1947), scènes burlesques en quatre tableaux sur un argument du compositeur et d'A. Benois
I. Fête populaire de la Semaine Grasse - Le tour de passe-passe & Danse russe - II. Dans la baraque de Pétrouchka - III. Dans la baraque du Maure (Danse de la Ballerine - La Ballerine et le Maure) - IV. Grand Carnaval et Mort de Pétrouchka (Fête populaire de la Semaine Grasse - Danse des nounous - L'ours et un paysan - Un marchand fêtard avec deux tziganes - Danse des cochers et des palefreniers - Les déguisés - La rixe : Le Maure et Petrouchka - Mort de Petrouchka - La police et le charlatan - Apparition du double de Petrouchka)
Le Sacre du Printemps * (1912/13), "tableaux de la Russie païenne" (ballet en deux parties)
I. L'Adoration de la terre (Introduction - Les Augures printaniers. Danses des adolescentes - Jeu du rapt - Rondes printanières - Jeux des cités rivales - Cortège du Sage - Adoration de la Terre. Le Sage - Danse de la Terre)
II. Le Sacrifice (Introduction - Cercle mystérieux des adolescentes - Glorification de l'Elue - Evocation des ancêtres - Action rituelle des ancêtres - Danse sacrale. L'Elue)
Interprètes
Orchestre de la Suisse Romande
Direction Ernest Ansermet
Renseignements
68:15 - ADD Mono - Enregistré en 1949-1950 - Notes en anglais
Notes
Ansermet fut un véritable perfectionniste de l'orchestre. Il raconte lui-même l'anecdote suivante : un technicien de la Decca lui demanda pourquoi ses enregistrements sonnaient toujours aussi " propres ". Réponse d'Ansermet : " Vous avez devant vous une belle dame. Belle apparence beaux vêtements, etc. mais vous ne savez pas si, en dessous, les sous-vêtements sont propres. Eh bien moi, je m'efforce de faire en sorte que les sous-vêtements soient impeccables." Voilà un rapprochement pour le moins inattendu de sa part !
Cela dit, les présents enregistrements témoigneront de la lecture dépouillée d'Ansermet et du soin qu'il apporte pour que chaque note soit perceptible, chaque couleur, chaque intention, de sorte que le propos du compositeur apparaisse quasiment dans sa nudité virginale. Ainsi le Sacre du Printemps, joué ici avec une grande modération, semble-t-il moins sauvage, peut-être, mais beaucoup plus transparent.
Excellente remastérisation de ces très beaux enregistrements de 1949 et 1950.