Notice
Oeuvre
Igor Stravinski (1882-1971)
Concerto pour violon & orchestre en ré majeur
Le Sacre du Printemps (1912/13), "tableaux de la Russie païenne" (ballet en deux parties)
I. L'Adoration de la terre
(Introduction - Les Augures printaniers. Danses des adolescentes - Jeu rituel du rapt - Rondes printanières - Jeux rituels des cités rivales - Cortège du Sage - Le Sage - Danse de la Terre)
II. Le Sacrifice
(Introduction - Cercle mystérieux des adolescentes - Glorification de l'Elue - Evocation des ancêtres - Action rituelle des ancêtres - Danse sacrale. L'Elue)
Béla Bartók (1881-1945)
Divertimento pour orchestre à cordes, Sz. 113
Interprètes
Orchestre Symphonique de la Radio de Cologne
Direction Ferenc Fricsay (1914-1963)
Renseignements
78:26 - ADD stéréo - Enregistré dans le cadre du festival "Ruhrfestspiele" de Recklinghausen en Allemagne le 8 juillet 1951 (concerto), à la Radio de Cologne (WDR) le 4 mai 1953 (Divertimento) et le 5 octobre 1953 (Sacre) - Notes en français, anglais & allemand
Notes
Sur les vingt ans de la courte carrière de Ferenc Fricsay (1914-1963), seules quatorze le virent réellement sur la scène internationale : quel dommage pour ce grand chef, disparu à 48 ans seulement, qu'il n'ait pu poursuivre son éblouissant travail. Elève de Bartók (dont il se fit le champion, ainsi qu'on peut l'entendre dans cette magnifique et poignante vision du Divertimento), mais également de Dohnányi et Kodaly, il apprit à jouer plus ou moins tous les instruments de l'orchestre, sans doute pas en virtuose, mais suffisamment pour ne pas s'en laisser conter au cours des répétitions...
On peut l'entendre ici en 1951 et 1953 entre 37 et 39 ans, donc déjà arrivé à la moitié de son parcours musical , à la tête d'un Orchestre de la Radio de Cologne visiblement à l'aise, même dans les délicatesses rythmiques du Sacre du printemps que tous les orchestres de l'époque, y compris les plus célèbres, ne maîtrisaient pas toujours, c'est le moins que l'on puisse dire (on pense en particulier à la " Danse sacrale "). La précision de la direction de Fricsay inspirait visiblement toute confiance aux musiciens !
Pour le Concerto de Stravinski, le violoniste Arthur Grumiaux nous donne une lecture pure, presque classique, qui semble gommer toutes les difficultés de compréhension de cette musique.
Bonne prise de son de la Radio de Cologne.