Notice
Oeuvre
Louis Spohr (1784-1859)
Nonette en fa majeur, op. 31
pour violon, alto, violoncelle, contrebasse, flûte, hautbois, clarinette, basson & corSeptuor en la mineur, op. 147
pour violon, violoncelle, flûte, clarinette, basson, cor & piano
Interprètes
Ensemble 360
(Sara Bitlloch, violon - Martin Saving, alto - Marie Bitlloch, violoncelle - Laurène Durantel, contrebasse - Guy Eshed, flûte - Adrian Wilson, hautbois - Matthew Hunt, clarinette - Benjamin Hudson, basson - Naomi Atherton, cor - Tim Horton, piano)
Renseignements
65:21 - DDD - Enrgistré en novembre 2006 au Potton Hall, Suffolk (UK) - Notes en anglais
Notes
Attention, il va y avoir du Spohr ! Une partie à neuf, une à sept, deux des quelques oeuvres de Spohr qui ont survécu aux insultes de l'oubli, ce qui n'est que justice car ce sont là des oeuvres majeures du répertoire chambriste... Mais on doit bien avouer qu'il n'est pas aisé de vivre à la même époque qu'un Beethoven. Le Nonette, justement, vit le jour vers 1815 à une époque où les deux compositeurs se connaissaient et, peut-être même, s'appréciaient. Petite anecdote amusante au sujet de ce Nonette : il fut commandé par le violoniste Johann Tost (pour qui Haydn et Mozart avaient écrit des quatuors et des quintettes, ce n'était donc pas le premier venu), qui se réserva le droit exclusif d'exécution pendant trois ans, de sorte que l'ouvrage ne pouvait être donné qu'avec lui au violon ! Une sorte de première dans le mécénat " intéressé "... Les dimensions de l'oeuvre s'apparentent plutôt, en vérité, à la symphonie classique, voire préromantique. Spohr, d'ailleurs, s'intéressait de près à la vie musicale contemporaine et s'il adulait Mozart, il n'hésita pas à s'investir pour le jeune Schumann et les premières oeuvres de Wagner.
Si le Nonette garde fermement les pieds ancrés dans l'époque classique, le Septuor trahit sa date de composition, 1853. Voilà un ouvrage résolument romantique, certes plus proche de Weber que de Schumann, mais une fort belle oeuvre.