Notice
Oeuvre
Krzysztof Penderecki (né en 1933)
Te Deum (1979-1980)
Hymne à Saint Daniel (1997)
Polymorphia pour 48 cordes (1961)
Requiem polonais : Chaconne (2005)
Interprètes
Izabela Klosinska, soprano
Agnieszka Rehlis, mezzo-soprano
Adam Zdunikowski, ténor
Piotr Nowacki, basse
Choeur & Orchestre National Philharmonique de Varsovie
Direction Antoni Wit
Renseignements
67:06 - DDD - Enregistré en septembre 2005 à la Salle Philharmonique de Varsovie en Pologne - Notes en anglais & allemand
Notes
Voici des oeuvres échelonnées entre 1961 et 2006, toujours plus " classiques " d'écriture et de conception. Les puristes de l'avant-garde pourraient faire grief à Penderecki, dans ses oeuvres religieuses, de se détourner du chemin de la modernité qu'il avait délibérément emprunté dans les années 60 avec Threnodie ou Fluorescences. C'est oublier que le compositeur diablement progressiste vivait et évoluait dans une Pologne dangereusement post-stalinienne, et pour lui profondément catholique une société radicalement athée.
Son Stabat Mater était, en réalité, l'une des rares manifestations musicales ouvertement religieuse dans la Pologne d'après-guerre. Quant à son Te Deum, il fut composé après l'élection de Jean-Paul II en 1978, et créé en 1980 à Cracovie. Contrairement aux autres Te Deum du grand répertoire, Bruckner et Dvorak en tête, des oeuvres de véritable célébration, celui de Penderecki surprend par son atmosphère sombre, opprimante, dans un langage monumental presque néo-romantique que d'aucuns sont allés jusqu'à lui reprocher. En fin de programme, la Chaconne pour cordes est une sorte de Tombeau à Jean-Paul II, d'une écriture " à l'ancienne ", alors que Polymophia de 1961 témoigne encore de ses nombreux essais dans le domaine de l'avant-garde.