Notice
Oeuvre
Krzysztof Penderecki (né en 1933)
Symphonie n° 7 "Les 7 Portes de Jérusalem"
Magnus Dominus et laudabilis nimis
Si oblitus fuero tui, Jerusalem
De profundis
Si oblitus fuero tui, Jerusalem
Lauda Jerusalem
Facta es super me manus Domini
Haec dicit Dominus
Interprètes
Olga Pasichnyk & Aga Mikolaj, soprano
Ewa Marciniec, soprano
Wieslaw Ochman, ténor
Romuald Tesarowicz, basse
Boris Carmeli, narrateur
Orchestre Philharmonique de Varsovie & Choeur
Direction Antoni Wit
Renseignements
60:47 - DDD - Enregistré en novembre 2003 à la Salle Philharmonique de Varsovie en Pologne - Notes en anglais et allemand
Notes
Depuis de nombreuses années, Krzysztof Penderecki est reconnu comme l'une des personnalités les plus marquantes de la musique contemporaine. Son passage, à la fin des années 1970, d'une écriture atonale à un quasi post-romantisme qui fit frémir les phalanges de l'avant-garde, caractérise, entre autres, cet artiste de génie.
Naxos poursuit sa formidable incursion dans l'oeuvre de Penderecki, complétant ainsi ce qui est en passe de devenir à terme une véritable intégrale. Antoni Wit, à la tête de l'Orchestre National Philharmonique de Varsovie, interprète ici, avec une équipe de solistes vocaux de premier plan et le Choeur Philharmonique National de Varsovie, la Symphonie n° 7 " Les 7 portes de Jérusalem ", une oeuvre bien particulière dans la production du compositeur.
La cité de Jérusalem marqua profondément l'âme de Penderecki, lors de sa première visite en 1974. C'est donc avec un grand enthousiasme que le compositeur répondit à la commande que la ville lui fit, en 1995, pour célébrer les 3000 ans de son existence. Il composa ainsi un oratorio Les Septs Portes de Jérusalem. Crée en 1997 à Jérusalem, sous la direction de Lorin Maazel, Penderecki rebaptisa par la suite cette oeuvre : Symphonie n° 7 " Les Septs Portes de Jérusalem ", alors même que sa symphonie n° 6 n'était pas achevée. C'est que le chiffre " 7 " prend ici toute sa dimension : la tradition hébraïque parle de 8 portes de Jérusalem, la dernière, dorée, restant fermée jusqu'à la venue du Messie lui-même. Penderecki articule toute sa composition autour de ce nombre 7. Sept mouvements, un leitmotiv à sept notes et sept fortissimo clôturant l'oeuvre ; un ouvrage monumental, grandiose et accessible, d'une très grande sincérité. La musique religieuse occupe une place très importante dans l'oeuvre de Penderecki et, selon lui, elle fut, dans le mode d'expression qu'il recherchait, déterminante dans l'évolution de son style vers une musique néotonale.