Notice
Oeuvre
CD I
Carl Orff (1895-1982)
Carmina Burana (de Trionfi, cantate scénique en trois parties pour solistes, choeur & orchestre sur des textes latins des XIIe et XIIIe s.), sur des textes de chansons du Manuscrit anonyme de Benedikbeuren (1936)
Fortuna imperatrix mundi
Primo vere (Premier printemps)
In taberna (Dans la taverne)
Cour d'amour
Blanziflor et Helena
Fortuna imperatrix mundi
CD II
Carmina Burana, chants médiévaux originaux
Ich was ein chint so wolgetan CB 185
Axe Phebus aureo CB 71
Bache bene venies CB 200
Dulce solum CB 119
In taberna quando sumus CB196
Veris dulcis in tempore CB 85 & 159
Alte clamat Epicurus CB 211 & 211°
Exiit dilucolo rustica puella CB 90
Olim sudor Herculis CB 63
Virent prata hiemata CB 151
Sic mea fata CB 116
Walthers ton (da CB 211)
Tempus transit gelidum (CB 153)
Interprètes
Ann Archibald, soprano
John Graham-Hall, ténor
Peter Sidhom, baryton
Boys of the Temple Church Choir, London
The Royal Choral Society
Royal Philharmonic Orchestra
Direction Richard Cooke
Modo Antiquo (sur instruments anciens)
(Elena Cecchi Fed, soprano - Lucia Sciannimanico, mezzo-soprano - Paolo Fanciullacci, ténor, cornemuse, ciaramelle [hautbois], olifant - Marco Scavazza, baryton, olifant - Federico Maria Sardelli, flûtes à bec, flauto di corno, flûte, ciaramelle, voix - Ugo Galasso, flûtes à bec, ciaramelle, bombarde, flauto da tamburo [galoubet], flûte, voix - Mauro Morini, trombone à coulisse, olifant - Anna Clemente, orgue portatif - Bettina Hoffmann, vielle, rebec, trompette marine - Gian Luca Lastraioli, citole, luth, voix - Daniele Poli, harpe, luth, vielle à roue, salterio, voix - Luca Brunelli Felicetti, tambours, nacaires, clavecin, cloches, scacciapensieri [guimbarde italienne] - Massimo Risaliti, percussions)
Direction Bettina Hoffmann
Renseignements
64:25 - 60:13 - DDD - Date et lieu d'enregistrement non précisés (CD I), enregistré à l'Oratoire de San Francesco Poverino (Florence) en octobre 1998 (CD II) - Notes en anglais
Notes
Si plus ou moins tout le monde, y compris ma concierge, connaît Carmina Burana de Carl Orff tout du moins le choeur d'ouverture, un " grand tube international " aussi mondialement connu que Yellow Submarine des Beatles... , le nombre de mélomanes ayant entendu le recueil Carmina Burana du 13e siècle est assurément plus restreint. Le manuscrit, rassemblant tout un éventail de textes sacrés, profanes, sérieux, railleurs, poétiques, liturgiques, le tout en diverses langues, comporte également quelques éléments mélodiques notés, alors que certains peuvent être déduits par recoupement avec d'autres manuscrits, donc sont plus ou moins improvisés.
Le terme Carmina Burana ne signifie rien d'autre que " Chants de Beuren " en latin, Beuren étant le nom du monastère dans lequel le manuscrit fut dépoussiéré en 1847 : Benediktbeuren en Bavière. Cet hymne explosif, d'une indécente jubilation juvénile, est une composition caractérisée par son énergie primitive et ses thèmes païens. Orff reprit une partie des textes, sans les mélodies qu'il forgea de toutes pièces dans un étonnant style pseudo-médiéval, percussif, coloré, faussement populaire, tout à fait dans la lignée de ce qui devait se faire 700 ans plus tôt, même si son langage appartient naturellement au 20e siècle.
Voilà, à vrai dire, deux visions pas si différentes dans leur sauvagerie, leur caractère archaïque, leur cruauté sonore et leur irrésistible vitalité.