Notice
Oeuvre
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate pour piano n° 17 en ré mineur, op. 31 n° 2 "La Tempête" *
Alexandre Scriabine (1872-1915)
Préludes, op. 11 **
N° 2 en la mineur
N° 5 en ré majeur
N° 8 en fa dièse mineur
N° 11 en si majeur
N° 12 en sol dièse mineur
Frédéric Chopin (1810-1849)
Mazurka n° 6 en la mineur, op. 7 n° 2 ***
Mazurka n° 26 en ut dièse mineur, op. 41 n° 1 ***
Concerto pour piano & orchestre n° 1 en mi mineur, op. 11 ****
Interprètes
Heinrich Neuhaus (1888-1964), piano
Orchestre de la Radio de Moscou
Direction Alexandre Gauk
Renseignements
69:31 - ADD mono - Enregistré à Moscou en *1946, **1948, ***vers 1938, ****1951 - Notes en français, anglais & allemand
Notes
S'il est un pianiste de la puissance et de la volonté, mais aussi de la clarté et de l'honnêteté artistique, c'est bien Heinrich Neuhaus, en particulier dans Beethoven qu'il vénérait au-delà de tous les autres compositeurs. Ce qui ne l'empêche pas, par moments, de surfer sur les passages les plus virtuoses avec ... disons ... une sensation de quasi-improvisation. Mais quel caractère dans cette sonate La tempête ! En effet, Neuhaus joue cette musique comme si l'encre n'était pas encore sèche et, en vérité, ne le serait jamais, tellement son interprétation semble perpétuellement en mouvement.
Neuhaus, entre les années 20 et 40, se tourna de plus en plus vers l'enseignement (parmi ses élèves, Richter, Lupu, Zak et Guilels qui le tira des geôles staliniennes en 1941), d'autant que ses apparitions en public le soumettaient à un stress et une nervosité toujours croissante. Etant LE professeur de l'école russe de son époque, il enseigna ainsi au Conservatoire de Moscou jusqu'à son dernier souffle en 1964. Et quel souffle grandiose...
Qualité sonore vraiment très correcte très bonne surprise pour le Concerto de Chopin excepté une petite réserve pour la Sonate de Beethoven dont le piano pleure un peu (mauvais accordeur ou pleurage de bande ?)