Notice
Oeuvre
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
La Flûte enchantée, K. 620 (Vienne, 1791), opéra ("Singspiel") en deux actes
Livret d'après Lulu de Christoph Martin Wieland, mis au point par Emanuel Schikaneder
Première représentation au Theater auf der Wieden (faubourg de Vienne) le 30 septembre 1971
Interprètes
Helge Roswaenge, ténor (Tamino)
Tiana Lemnitz, soprano (Pamina)
Wilhelm Strienz, basse (Sarastro)
Erna Berger, soprano (Reine de la Nuit)
Gerhard Hüsch, baryton (Papageno)
Irma Beilke, soprano (Papagena & premier enfant)
Hilde Scheppan, soprano (Première Dame de la Nuit)
Walter Grossman, basse (Vieux prêtre / Rôle parlé & deuxième homme d'armes)
Heinrich Tessmer, ténor (Monostatos & premier homme d'armes)
Elfriede Marherr, soprano (Deuxième Dame de la Nuit)
Rut Berglund, contralto (Troisième Dame de la Nuit)
Ernst Fabbry, ténor (Deuxième prêtre) - Kurt Lieck, basse (Troisième prêtre)
Carla Spletter, soprano (2e enfant) - Rut Berglund, contralto (3e Enfant)
Favres Soloisten Vereinigung
Orchestre Philharmonique de Berlin
Direction Sir Thomas Beecham (1879-1961)
Renseignements
62:17 - 69:23 - ADD - Enregistré à Berlin en 1937 (Transferts de 78 tours) - Notes en anglais, sans le texte du livret d'opéra
Notes
Beecham insista, fort justement à mon sens, pour que les dialogues parlés n'apparussent point dans son enregistrement ; quand bien même les chanteurs sont tous allemands, il estimait que l'auditeur britannique s'ennuierait ferme, et il avait bien raison. D'autant que La Flûte enchantée n'était pas l'un des opéras préférés des Anglais pendant le premier tiers du 20ème siècle : Beecham eut un mal fou à présenter l'ouvrage en 1914, et il ne fut joué que deux fois entre 1888 et 1919 !
Par ailleurs, il s'agit ici du tout premier enregistrement de l'ouvrage : une première mondiale discographique, donc, avec un plateau de grand luxe. Helge Roswaenge en Tamino est exquis. Avec un orchestre inspiré entièrement à sa disposition musicale, Beecham peut dérouler sa vision de l'oeuvre, curieusement une vision vraiment moderne. Que les musiciens ne jouent pas sur instruments anciens n'est pas la question : les tempi de Beecham, les phrasés de Beecham, la verve avec laquelle Beecham mène l'action, sont du meilleur effet. Dans le choeur se trouve une jeune soprano qui n'avait pas encore fait ses débuts : Elisabeth Schwarzkopf !
La qualité sonore de ce soigneux transfert 78-tours/CD est tout à fait acceptable.