Notice
Oeuvre
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Concerto pour clarinette & orchestre, en la majeur, K. 622 (1791) *
Quintette pour clarinette & cordes en la majeur, K. 581 (1789) **
Carl Maria von Weber (1786-1826) ***
Concertino pour clarinette & orchestre en mi bémol majeur, op. 26, J109 (1811)
Heinrich Baermann (1784-1847) ***
Adagio pour clarinette & cordes en ré bémol majeur ("Adagio de Wagner")
Interprètes
Emma Johnson, clarinette
English Chamber Orchestra, direction Raymond Leppard & ***Sir Charles Groves
** Emma Johnson and Friends
(Emma Johnson, clarinette - Gabor Takács-Nagy & Rebecca Hirsch, violons - Tim Boulton, alto - Andrew Shulman, violoncelle)
Renseignements
76:24 - DDD - Enregistré en *août 1985, au **Henry Wood Hall en juin 1999, ***en 1986 - Notes en anglais
Notes
Emma Johnson, c'est la digne héritière de la clarinette anglaise dans les traces de la grande dame Thea King, et outre-Manche une grande star de l'instrument.
La présente compilation reprend deux oeuvres de Mozart comptant parmi les compositions majeures du répertoire pour clarinette : des enregistrements de 1985 (début de sa carrière) pour le Concerto jusqu'à 1999 (la renommée) pour le Quintette ; on peut déceler un jeu plus délicat dans ce dernier, évolution d'autant plus apparente que les deux ouvrages le premier exubérant, le second plus intime se prêtent volontiers à des interprétations bien différenciées.
Suit l'aimable Concertino de Weber, grand pourvoyeur d'oeuvres avec clarinette, instrument qu'il aimait par-dessus tout. Pour terminer le programme, une rareté : l'Adagio de Heinrich Baermann, dont le titre (Adagio de Wagner) exige quelques explications. Baermann, qui était non seulement un grand clarinettiste mais aussi un fin compositeur doué d'un rare sens mélodique, et pour qui Weber écrivit le Concertino mentionné ci-dessus, s'amusa un jour à concocter un petit ouvrage pour clarinette et cordes. Mais l'éditeur se borna à publier l'ouvrage sous le nom d'Adagio de Wagner en excluant le nom de Baermann... Et pourtant, il est franchement impossible d'entendre une quelconque tournure wagnérienne dans cette délicieuse miniature. Supercherie de l'éditeur pour le vendre davantage en jouant sur le nom de "Wagner" s'il figurait bien dans le titre original de Baermann, dans la mesure où celui-ci aurait dédié sa pièce à un quelconque Franz Wagner ou l'aurait composée en promenade dans la carriole d'un charretier (charretier = Wagner, en allemand)... ?