Notice
Oeuvre
Alun Hoddinott (né en 1929)
Sonates pour piano
N° 1, op. 17
N° 2, op. 27
N° 3, op. 40
N° 4, op. 49
N° 5, op. 57
N° 6, op. 78 n° 3
N° 7, op. 114
N° 8, op. 125
N° 9, op. 134
N° 10, op. 136
Interprètes
Martin Jones, piano
Renseignements
61:20 - 64:58 - DDD - Enregistré à la salle de concert de la Fondation Nimbus en décembre 1992 en présence du compositeur - Notes en anglais
Notes
Sous un nom qui semble avoir été créé de toutes pièces et en toute fantaisie se cache en réalité un compositeur en chair et en os, avec un prénom bien à lui (Alun), né à une date bien précise 1929 et pas mort pour un sous. Alun Hoddinott, musicien gallois, n'est pas vraiment connu en France, c'est le moins que l'on puisse dire. Et pourtant, Barbirolli, Sargent, la pianiste Valerie Tryon, l'incontournable clarinettiste britannique Gervase de Peyer, le regretté pianiste John Ogdon (avec qui il créa le Cardiff Festival en 1966), Rostropovitch, le London Symphony Orchestra, les orchestres de la BBC, tout ce petit grand monde joue et rejoue ses oeuvres avec un plaisir parfaitement réel et sincère.
Son langage ? Curieusement, le livret parle de sonates "plus inspirées de la forme libre des toccatas à l'italienne que de la forme-sonate allemande" mais nulle part n'est cité le nom de Messiaen, qui partage avec Hoddinott la prédilection pour les accords lumineux d'une part, et certains passages déclamatoires entièrement en octaves. Mais la liberté que s'accorde Hoddinott, dans ses hypnotismes sonores, ressemblerait également à celle d'un Scriabine on parle bien de liberté, en aucun cas de langage ou même d'un Ives. En tout, un musicien parfaitement spécial, spectaculaire, incroyablement doué, qu'il ne serait pas du tout inutile de rajouter à vos répertoires.