Notice
Oeuvre
Georg Friedrich Haendel
Israël en Egypte, oratorio en trois actes, HWV 54
Interprètes
Susanne Cornelius & Antonia Bourvé, soprano
Tim Mead, ténor
Bernhard Berchtold, ténor
Klemens Sander & Mika Kares, basse
Choeur de Chambre d'Europe
Orchestre des Deutschen Händel-Solisten
Direction Anthony Bramall
Renseignements
65:40 - 44:39 - DDD - Enregistré en "live" le 27 février 2006 au Théâtre National de Bade (Badisches Staatstheater) à Karlsruhe (Allemagne) - Notes en anglais. Texte de l'oratorio en anglais avec traduction allemande
Notes
Certes, Bach excella dans la " peinture sonore " consistant à décrire les affections avec des accords ou des lignes mélodiques particulières (la " figuration "), mais Haendel s'y adonne ici avec joie !
La vision apocalyptique des Dix Plaies d'Egypte vaut le détour à elle seule. Le Nil transformé en rivière de sang, cloaque dégoûtant, donne lieu à d'étonnants sauts mélodiques cent fois répétés dans une fugue fichtrement fuyante. Les crapauds, autre Plaie d'Egypte, sautillent aux cordes, et on ne vous parle pas des mouches, des poux et des sauterelles ! Lorsqu'arrivent les grêlons puis l'obscurité pour punir Pharaon, le compositeur s'en donne à coeur joie... Certes, ce n'est là que l'épisode central de ce grand drame biblico-choral choral car, en effet, il ne comporte qu'une grosse demi-douzaine d'airs contre presque trente choeurs d'une écriture extraordinairement poussée , un des chefs-d'oeuvre de Haendel, écrit en 1738, bourré d'inventions orchestrales et harmoniques étonnantes, extraordinairement théâtrales (la survenue de l'obscurité après les Dix Plaies d'Egypte, ainsi que le sauvage massacre des nouveau-nés, sont deux grands moments de musique moderne...).
A ne pas laisser passer, pour peu que l'on s'intéresse à ce répertoire assez négligé.