Résumé de "Au Dela Du Temps"
L'idée centrale de ce film, en s'appuyant sur une synthèse de tous les documents existants sur Gould, d'ordre musical (sonore et audiovisuel), aussi bien que littéraire et philosophique, est de traiter la question du génie de Gould dans sa totalité
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Ce film mettra l'accent sur ce qui fait l'essence du génie de Gould dans sa relation actuelle avec un public qui dépasse largement la notion restreinte de public musical. Il est impossible de réduire le génie de Gould à sa condition, aussi prestigieuse fût-elle, de grand pianiste, et à sa contribution, aussi originale fût-elle, à l'histoire de l'interprétation
Glenn Gould, le plus célèbre interprète classique canadien du XXème siècle, demeure encore aujourd'hui une enigme. Génie précoce du piano, il n'avait pas son pareil, même si son excentricité attire probablement davantage l'attention que sa virtuosité pianistique
Bruno Monsaingeon, violoniste concertiste établi à Paris, s'est largement consacré, au cours des trente dernières années, à la realisation de ces films musicaux tout en poursuivant ses activités d'interprète
Ce dvd comprend des interprétations de Bach, Beethoven, Brahms, Hindemith, Prokofiev, Schubert, & Weber. Il inclut un livret de 20 pages français-anglais avec un texte inédit du réalisateur, une biographie et des photos
Glenn Gould Au delà du temps Film de B. Monsaingeon Format du son Dolby Digital Stereo & 5.0 Format de l'image 16:9 Système TV NTSC Sous titres Anglais, français, allemand, espagnol, italien Durée 106 mn
Notice
Oeuvre
Serge Prokofiev (1891-1953) : Vision fugitive, op. 22 n° 2 (1973)
Johannes Brahms (1833-1897) : Intermezzo, op. 117 n° 2 (1964)
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Variations Goldberg (1982, 1957, 1964, répétition en 1981)
Partita n° 5, BWV 829 (1957)
Fugue pour orgue en mi bémol majeur (1962)
Cantate BWV 54 "Wiederstehe doch der Sünde" (Glenn Gould, piano & direction - Russel Oberlin, contreténor / 1962)
L'Art de la fugue (1979 - Contrapunctus XV en 1981) )
Suite anglaise n° 1 (1974)
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Concertos pour piano & orchestre n° 4 (1951) et n° 1 (1954)
Variations "Eroica" (1961)
Sonate pour piano op. 109 (1963)
Sonate pour piano op. 10 n° 2 (1956)
Felix Mendelssohn (1809-1847) : Rondo capriccioso (1948)
God save the Queen (1961)
Glenn Gould (1932-1982)
Lieberson Madrigal pour quatre voix et piano (1990)
Improvisation sur un thème de Chopin (1981)
Quatuor à cordes, op. 1 (1991)
Frédéric Chopin (1810-1849) ! Etude, op. 10 n° 2 (1948)
Star Spangled Banner (1961)
Franz Schubert (1797-1828) / Glenn Gould : Symphonie n° 5 (1955)
Orlando Gibbons (1583-1625) : Lord of Salibury Pavan (1974)
Paul Hindemith (1895-1963) : Sonate n° 3 en si bémol majeur (1950)
Domenico Scarlatti (1685-1757) : Sonate en si mineur, L.475 (1946)
Carl Maria von Weber (1786-1826) : Konzerstück pour piano & orchestre (1951)
Jean Sibélius (1865-1957) : Sonatine op. 67 n° 1 (1973)
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Sonate en la majeur, K.331 (1966)
Arnold Schönberg (1874-1951) : Fantaisie pour violon & piano (avec Yehudi Menuhin en 1966)
Richard Strauss (1864-1949) / Glenn Gould : Elektra (1966)
Richard Wagner (1813-1883) : Siegfried Idyll (Orchestre de chambre, direction Glenn Gould / 1982)
Richard Wagner / Glenn Gould : Siegfried Idyll (1973)
Interprètes
Glenn Gould (1932-1982), piano
Renseignements
106:00 - Toutes zones - Format vidéo : NTSC - Format d'écran : 16:9 - Son Dolby Digital stéréo, 5.0 - Livret de 20 pages en français & anglais avec un texte inédit de Bruno Monsaingeon ; dans le DVD-ROM texte du livret en allemand, espagnol et japonais
Notes
Fort du succès de ses mémorables films antérieurs "Glenn Gould, l'Alchimiste", "Yehudi Menuhin, le violon du siècle", Richter l'Insoumis" et "L'art du violon" , Bruno Monsaingeon récidive avec ce très intéressant DVD "Au-delà du temps" sur Glenn Gould.
"Au-delà du temps" rassemble des documents audiovisuels d'une incroyable richesse, dont certains inédits, en une rétrospective de la vie et de la carrière de Glenn Gould. Ecrit à la manière d'une narration par Gould lui-même, "Au-delà du temps" est un tour de force en matière de réalisation, aussi bien qu'une fantastique fenêtre ouverte sur le monde d'un authentique génie de la musique, dont la magie nous enchante depuis l'au-delà. " Glenn Gould est bien plus que l'un des plus grands pianistes de tous les temps, plus qu'un mythe. Il est "au-delà", un personnage de roman. Raconter Gould, le moins conventionnel de tous les pianistes, à la façon documentaire conventionnelle était hors de question. Il me fallait inventer un nouveau genre. C'est en le traitant de manière en partie fictionnelle, tout en m'appuyant sur une synthèse de tous les documents d'ordre musical aussi bien que littéraire et philosophique existant sur Gould, que je parviendrais à cerner la réalité du personnage de génie qui a marqué mon existence, comme celle d'une multitude d'auditeurs à travers le monde qui trouveraient ici l'écho de leur propre expérience. " (Bruno Monsaingeon) Pianiste le plus adulé jusqu'à la quasi-hystérie tout autant que le plus détesté et dénigré, on peut dire que Glenn Gould a réussi son coup pour ne laisser personne indifférent ! Personnage totalement atypique, il fut musicien génial ou excentrique (selon les avis), trublion, cabot, illuminé, médium entre la partition et le son qu'il génère, chef d'orchestre vers la fin de sa vie, chroniqueur, reclus, farfelu, farceur, incessant moulin du torse, provocateur...et pianiste, bien entendu. Ayant quitté la scène en pleine gloire internationale, il se replia en studio pour s'adonner à son sport musical favori, l'enregistrement et la radio, puisqu'on lui connaît d'innombrables émissions de vulgarisation et d'explication .
Bruno Monsaingeon, qui avait réalisé sur l'artiste plusieurs documentaires, a ici rassemblé de nombreux documents inédits, des archives de jeunesse, des interviews (dont une avec Menuhin dont on ne sait pas si elle est farfelue ou sulfureuse), entrecoupés de nombreuses déclarations de Gould qui n'hésitait pas à faire savoir à qui le voulait (même à qui ne le voulait pas) sa manière de penser, une manière de penser tout autant profonde que parfois blagueuse. Mais surtout, il justifie ses choix musicaux, interprétatifs, d'une manière qui permet de comprendre ses options apparemment arbitraires : de nouveaux angles de vue permettant d'appréhender l'oeuvre sous un éclairage a priori impensable.
On découvrira également quelques passages d'un quatuor de Gould... curieux ! On le verra au piano, à l'orgue, au micro, au volant, en bateau, en concert, ou dirigeant un troupeau d'éléphants au Zoo (si, si) avec Antonius von Padua fischpredigt (Saint Antoine de Padoue prêche aux poissons) de Mahler.
Sous-titrages en français, allemand, anglais, italien et espagnol ; langues du commentaire : anglais, français, allemand