Notice
Oeuvre
Philip Glass (né en 1937)
Dance 2
Dance 4
Satyagraha (Acte III de l'opéra : Finale)
Christopher Bowers-Broadbent (né en 1945)
Duets and Canons (Première discographique mondiale)
Interprètes
Kevin Bowyer, à l'orgue Marcussen de la chapelle de St. Augustine à Tonbridge School (Kent, en Angleterre)
Renseignements
71:50 - DDD - Enregistré en juin 1999 en la chapelle de St. Augustine, Tonbridge School (Kent) en Angleterre - Notes en anglais
Notes
Plutôt que d'attacher des étiquettes sur la musique de Glass ("minimaliste", "répétitive", "formules", "anorexie musicale" etc.), mieux vaut tout simplement l'écouter. Et l'on s'apercevra que l'aspect puissamment hypnotique de ces formules répétitives minimalistes et musicalement anorexiques, génère tout un autre monde sonore transcendant largement les procédés d'écriture. Dans Dance 2, la progression harmonique et rythmique se fait insensiblement, de reprise en reprise, inexorablement : la sensation produite est renversante, d'autant que le souffle ininterrompu de l'orgue permet cette débauche de tenues sans jamais lasser l'oreille. De plus, l'auditeur finira par saisir les variations, les petites modifications, les petits cailloux dans la mécanique qui s'amoncellent jusqu'à former une immense montagne de presque 25 minutes ! La Dance 4 utilise une panoplie entièrement différente de cellules de base, qui témoignent de l'immense imagination de Glass. Composé d'après un épisode des années que Gandhi passa en Afrique (raison pour laquelle il porte un nom composé de deux mots hindous : saty [vérité] et agraha [fermeté]), son opéra Satyagraha, dont voici le seul Finale, est un exemple de cette musique répétitive jusqu'au boutisme.
En seconde partie, l'organiste Kevin Bowyer rend ici hommage à son professeur Christopher Bowers-Broadbend, dont le style, radicalement différent de celui de Glass, est inspiré par les idiomes de la Renaissance, voire du Moyen-Âge, qu'il reprend dans une écriture parfaitement contemporaine.