Notice
Oeuvre
John Dowland (1563-1626)
Pavan "Solus cum sola", P. 10
Melancholy Galliard, P. 25
Sir John Smith, his Almain, P. 47
The Lady Russell's Pavan, P. 17
Lady Rich, her Galliard (Dowland's Bells), P. 43a
The Lady Laiton's Almain, P. 48
"Solus sine sola", Mrs Brigide Fleetwood's Pavan, P. 11
Mr Knight's Galliard, P. 36
Mrs Clifton's Almain, P. 53
Dr Case's Pavan, P. 12
Sir Robert Sidney, his Galliard
Sir Henry Guilforde, his Almain
Pavana Doulant (Publ. Mylius, Francfort 1622)
The Earl of Derby, his Galliard, P. 44
Almain en ré majeur, P. 51
La mia Barbara, P. 95
The Battle Galliard, P. 39
Almain en sol majeur, P. 49
Pavana Johan Douland (Schele Lute Ms.) en ut mineur, P. 94
Galliard (sur une galliard de Daniel Bachelar)
Almain en ut mineur, P. 96
Interprètes
Nigel North, luth (Lars Jönsson, Dalarö, en Suède, 2005, d'après un instrument de Hans Frei, 16e siècle)
Renseignements
66:22 - DDD - Enregistré en juin/juillet 2006 en l'église Saint John Chrysostome à NewMarket, Ontario (Canada) - Notes en anglais & allemand
Notes
Dowland est un compositeur d'une immense variété de styles et de langages, du plus sombre Lacrymae à la danse la plus endiablée. Il est vrai que l'on se souvient surtout de Dowland comme d'un compositeur de musique franchement mélancolique, alors que ce n'était pas là le gros de son oeuvre. Sur la centaine de pièces pour luth solo, la centaine de chants accompagnés au luth, et quelques morceaux pour ensemble, la forme qu'il a le plus abordée est celle de la Gaillarde, qui n'est pas connue comme une danse funèbre ! Par conséquent, les Pavanes, Gaillardes et Allemandes ici présentées évoquent-elles plus les douceurs de la vie courtoise que les tristesses des Sept larmes de la Très Saint Mère, selon la tradition catholique n'oublions pas que Dowland vivait en catholique convaincu à l'époque d'Elisabeth I qui ne les portait pas précisément dans son coeur.
Ce troisième volume des oeuvres pour luth de Dowland offre plusieurs des diverses versions que le compositeur établissait de ses propres oeuvres, car il faut savoir qu'au fur et à mesure que l'instrument évoluait, le musicien réadaptait sa musique aux nouvelles techniques : premiers luths à six choeurs (pour le luth, choeur = deux cordes accordées à l'identique), jusqu'aux derniers instruments à dix choeurs. Nigel North joue ici une copie d'un instrument du 16e siècle, à neuf choeurs.