Notice
Oeuvre
Frederick Delius (1862-1934)
Concerto pour piano et orchestre en ut mineur *
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Concerto pour piano et orchestre n° 24 en ut mineur, KV 491
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Fantaisie pour piano, choeur et orchestre en ut mineur, op. 80
Interprètes
Clifford Curzon (1907-1982), piano
* BBC Symphony Orchestra
Direction Sir John Pritchard
London Philharmonic Orchestra & Choeur
Direction Bernard Haitink
Renseignements
77:32 - ADD Mono (Beethoven) & Stéréo - Enregistré à Londres en concert au Royal Albert Hall le 3 septembre 1981 (Delius) et au Royal Festival Hall le 6 novembre 1979 (Mozart) & le 28 janvier 1970 (Beethoven) - Notes en français, anglais, allemand
Notes
Elève de Artur Schnabel, Wanda Landowska et Nadia Boulanger, Clifford Curzon fut un pianiste très célèbre dans son pays. Il se produisit avec les plus grands chefs, tels que Van Beinum, Barbirolli, Boulez, Britten, Haitink, Knappertsbusch, Menuhin, Muti, Rattle, Solti, Szell et Barenboïm. Il était l'un de ces pianistes discrets, aristocratiques, délicats, essentiellement " mozartiens " dans l'âme, pour lesquels la musique existait plutôt dans les salles de concert que sur une galette de vinyle. " Le plaisir d'un concert, c'est qu'il disparaît comme des ronds dans l'eau ", disait-il.
Voici donc quelques-uns de ses ronds dans l'eau enfermés sur une galette de plastique digital... Et c'est aussi bien que ces concerts aient été enregistrés, car il existe bien peu de versions du Concerto de Frederick Delius, une oeuvre essentiellement anglaise, un rien victorienne, puissamment romantique et pourtant si noble : à écouter, ne serait-ce qu'une fois. En ce qui concerne Curzon, c'est son seul enregistrement (d'une collection privée) de ce concerto. Il devait, d'ailleurs, disparaître un an plus tard.
Quant au Mozart de Curzon, c'est toujours un inoubliable moment de bonheur et de profondeur. Le Concerto n° 24 était souvent inscrit à ses programmes mais ne fut jamais capté en concert, excepté ce 6 novembre 1979, où il est soutenu par un superbe tissu orchestral déroulé par Bernard Haitink.
Enfin, la Fantaisie chorale de Beethoven, coup d'essai avant la Neuvième, dans une version magnifique. Jamais Clifford Curzon ne l'a enregistrée commercialement. Cet enregistrement émanant d'une collection privée est aussi une rareté. Là encore, la direction de Haitink est splendide.
Voilà une parution bien venue avec ces trois enregistrements introuvables nulle part ailleurs.