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Sonates Pour Piano De Scarlatti : K11, K332, K172 - Beethoven : N°21 Op. 111 - C

Scarlatti - Beethoven - Clementi - Chopin

(Réalisateur)

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Notice


Oeuvre

Domenico Scarlatti (1685-1757)
Sonates pour clavier
Ré mineur, K11 - Si bémol majeur, K332 - Si bémol majeur, K172

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate pour piano n° 32 en ut mineur, op. 111

Muzio Clementi (1752-1832)
Sonate pour piano en si bémol majeur, op. 12 n° 1

Frédéric Chopin (1810-1849)
Sonate pour piano n° 2 en si bémol mineur, op. 35

Interprètes

Arturo Benedetti Michelangeli (1920-1995), piano

Renseignements

78:59 - ADD Mono - Enregistré en "live" aux Studios BBC, Maida Vale, Londres, le 12 mai 1961 (Scarlatti, Beethoven) et le 30 juin 1959 (Clementi, Chopin) - Notes en français, anglais, allemand

Notes

Tout a été dit sur Benedetti Michelangeli : ses accès de colère sombre, ses attitudes mystérieuses, ses mélancolies, ses lubies... Reste qu'il fut un pianiste immense, auquel ces détails biographiques et pseudo-psychologiques n'ajoutent et ne retirent plus rien. Son jeu était de perfection cristalline, sa palette de couleurs infinie, ses interprétations allaient du glacial au sublime : tel un plein jour méditerranéen, il éclairait les partitions d'une lumière implacable qui mettait en évidence la structure même des oeuvres.
    Cet album est précieux à plusieurs titres ; d'une part, tous ces enregistrements, datant des grandes années du pianiste, sont magnifiques ; d'autre part - sous réserves de mauvaises informations - Michelangeli ne semble pas avoir enregistré commercialement les sonates de Chopin, et l'unique enregistrement de concert qui était paru chez Praga n'existe plus aujourd'hui ; il n'a jamais enregistré non plus les sonates de Clementi.
    Une fois que vous aurez fini d'écouter la Sonate de Chopin, vous ne pourrez plus jamais l'entendre comme auparavant. Michelangeli réinvente entièrement cette sonate, de la manière la plus convaincante qui soit ; sa "Marche funèbre", impitoyablement dépouillée de toute larmoyance (et heureusement, car ce mouvement risque toujours un peu de plomber ce chef-d'oeuvre), devient une sorte de délire onirique sublime, dont la partie centrale se transforme en tendre rêve d'enfant. Quant au monstrueux finale, 1:36 de folie pure, il n'est pas descriptible avec des mots. Michelangeli était vraiment inspiré par la présence du public !