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Claudio Arrau, Direction - Brahms : Concerto Pour Piano N°2 - Schubert : Trois P

Œuvres pour piano

(Réalisateur)

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Notice


Oeuvre

Johannes Brahms (1833-1897)
Concerto pour piano & orchestre n° 2 en si bémol majeur, op. 83 (1878-81)

Franz Schubert (1797-1828)
Drei Klavierstücke (Trois Pièces) pour piano, op. posthume D946 (1828)
(N° 1 en mi bémol mineur - N° 2 en mi bémol majeur - N° 3 en ut majeur)

Interprètes

Claudio Arrau (1903-1991), piano
Scottish National Orchestra
Direction Sir Alexander Gibson

Renseignements

76:38 - ADD Mono - Enregistré le 17 juin 1963 au Kelvin Hall à Glasgow (Brahms) et le 9 mars 1959 aux Studios BBC, Maida Vale à Londres (Schubert) - Notes en français, anglais, allemand

Notes

Tout a été dit sur Arrau, nous n'allons donc pas enfoncer des portes ouvertes. Mais redisons seulement que sa vision du second concerto de Brahms épouse splendidement la forme de cette oeuvre, qui est bien plus une symphonie avec piano obligé qu'un "simple" concerto. Ici, le soliste est un membre certes primordial de l'orchestre, et la classique opposition "soliste-tutti" n'a aucun sens. Et il faut un pianiste de la trempe lyrique et dramatique de Arrau pour s'attaquer à un tel monument sans être englouti par la masse orchestrale. A l'opposé de toute flamboyance latine (qui ne serait que de l'énergie perdue dans Brahms), le pianiste évite de donner une lecture exubérante ou voluptueuse : la musique parle d'elle-même, le mieux est de lui servir de véhicule. C'est ainsi qu'il dépoussière les interprétations lourdes ou touffues, préférant privilégier l'aspect polyphonique et les couleurs instrumentales, avec limpidité. La partition gagne infiniment en lisibilité, et la direction de Gibson souligne cette volonté. Quant aux trois pièces de Schubert, elles datent des quelques derniers mois de la vie du compositeur : ici encore, Arrau évite de larmoyer, de sur-romantiser, mettant en avant la formidable invention harmonique et mélodique.