CHAP-FRONT-02

Sonaten Uber Die Mysterien Des Rosenkranzes

Mysterien Sonaten, 1674 (Intégrale)

(Réalisateur)

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Notice


Oeuvre

Franz Xaver Biber (1644-1704)
Sonates du Rosaire (1674)
Illustrant les quinze mystères sacrés, composées vers 1674 et dédiées au Prince-Archevêque de Salzbourg

15 Mystères pour violon et basse continue et une Passacaille pour violon solo
Sonate I : L'Annonciation - Sonate II : La Visite à Elisabeth - Sonate III : La Naissance du Christ - Sonate IV : La Présentation au Temple - Sonate V : Jésus au Temple - Sonate VI : Le Jardin des Oliviers - Sonate VII : La Flagellation - VIII : La Couronne d'épines - Sonate IX : Le Chemin de Croix - Sonate X : La Crucifixion - Sonate XI : La Résurrection - Sonate XII : L'Ascension - Sonate XIII : l'Esprit Saint - Sonate XIV : L'Assomption - Sonate XV : Le Couronnement de la Vierge - Sonate XVI : L'Ange gardien

Interprètes

Gunar Letzbor, violon
Lorenz Duftschmid, basse de viole - Wolfgang Zerer, orgue - Wolfgang Glüxam, clavecin - Axel Wolf, luth
Michael Oman, viole de gambe - Ulli Fussenegger, contrebasse


Renseignements

58:23 - 61:48 - DDD - Enregistré en septembre 1996 à l'église de l'Assomption à Hallstatt (Autriche) - Notes en français, anglais, allemand, italien

Notes

Oui, il existe une musique pour violon avant J.S. Bach, en particulier celle de l'autrichien Heinrich Ignaz Franz von Biber dont lesQuinze Sonates sur les Mystères du Rosaire constituent l'un des sommets de la littérature violonistique du XVIIe siècle etun bel exemple de musique descriptive et d'inspiration mystique… Chaque sonate explore un Mystère du Rosaire et développe son image musicale propre sans que pour autant soit sacrifiée la conception globale de l'œuvre et sa signification : la contemplation du Christ Sauveur du monde. Très belle interprétation de Gunar Letzbor qui tire admirablement partie de la scordatura, un accordhétérodoxe du violon qui permet de modifier la couleur sonore de chaque sonate et de créer différentes impressionsmusicales.
(Critique parue dans Famille Chrétienne / François Mirabel)

Les sonates du Rosaire : recueil inclassable, l'un des sommets de la littérature violonistique au XVIIe siècle, est le seul à faire ainsi voisiner musique descriptive et méditation mystique, virtuosité et quête de sens intérieur… C'est sans doute l'extrême avantage de cette intégrale que de proposer une vision unifiée de ces sonates. Gunar Letzbor adopte un jeu d'une grande puissance de trait, parfois violent, mais dont la cohésion sait toujours souligner le fil conducteur invisible qui relie entre elles les sonates, celui de l'inspiration élevée de Biber. Narratif sans être anecdotique, l'engagement de l'interprète dans la peinture sonore de l'action sacrée est sans doute celui qui a su le mieux tirer parti de la diversité des différentes humeurs musicales suscitées par la scordatura.
(Extrait de la critique du Monde de la Musique / Marc Desmet)