Notice
Oeuvre
George Benjamin (né en 1960)
Ringed by the Flat Horizon * (1979/80), pour soprano & orchestre
Dédié à Olivier Messiaen
A Mind of Winter ** (1980/81), pour soprano & orchestre
Texte "The Snowman" de Wallace Stevens
At First Light ***, pour orchestre
Panorama, bande réalisée à l'IRCAM (novembre 1985)
Antara **** (1985/1987)
Commande de l'IRCAM pour le 10e Anniversaire du Centre Georges Pompidou
Interprètes
* Ross Pople, violoncelle - BBC Symphony Orchestra, direction Mark Elder
** Penelope Walmsley-Clarke, soprano - Paul Archibald, trompette piccolo
*** Gareth Hulse, hautbois
**** Sebastian Bell & Richard Blake, flûtes - Pierre-Laurent Aimard & Ichiro Nodaïra, claviers
London Sinfonietta, direction George Benjamin
Renseignements
71:09 - DDD - Enregistré aux Studios Maida Vale à Londres le 13 décembre 1985, à St. Giles, Cripplegate, en novembre 1986, au Queen Elizabeth Hall le 9 mai 1989 - Notes en anglais
Notes
Un parcours stellaire pour le compositeur anglais George Benjamin, qui commença à écrire dès l'âge de neuf ans. En décembre 1979 il n'avait alors que 19 ans , le directeur de Nimbus lui téléphona et lui proposa d'enregistrer ses oeuvres. Ce n'était pas une blague téléphonique, comme le croyait initialement le jeune homme : Messiaen avait chaudement recommandé son élève, et ledit directeur connaissait une pièce de piano de Benjamin.
Ainsi débuta une étroite collaboration, dont le disque célèbre le vingtième anniversaire avec, en entrée, l'une des premières oeuvres, le foisonnant Ringed by the Flat Horizon de 1979 et dédié à Messiaen. Son grand art de l'orchestration et de la coloration trahissent encore, par moments, l'influence du maître, même si les nombreuses incursions dans le monde du contrepoint sont déjà un apport personnel de Benjamin. Plus près de nous, Antara utilise des techniques électroniques (sur le fameux 4X de l'IRCAM) pour modifier des sons de flûtes des Andes flûtes que Benjamin entendait tous les jours sur le parvis du Centre Beaubourg en sortant d'un stage organisé par l'IRCAM . Le compositeur intègre ses sons dans un déluge orchestral et pianistique particulièrement impressionnant, toujours raffiné, inspiré et "beau" (il est de nouveau permis d'écrire de la belle musique, maintenant qu'est derrière nous la traversée du désert imposée par un certain dictateur nommé... devinez).
En 1998, Benjamin fut lauréat du Prix Edison de musique contemporaine. En 2001, il fut nommé compositeur en résidence de la Philharmonie de Berlin. Rien que ça !