Notice
Oeuvre
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
CD I
Concertos pour clavecin (ici piano), cordes & basse continue
N° 1 en ré mineur, BWV 1052
N° 7 en sol mineur, BWV 1058
Concerto brandebourgeois n° 5 en ré majeur, BWV 1050 * pour clavecin (ici piano), violon, flûte, cordes & continuo
Triple Concerto en la mineur, BWV 1044 * pour flûte, violon, clavecin (ici piano) & cordes
CD II
Concertos pour clavecin (ici piano), cordes & basse continue
N° 4 en la majeur, BWV 1055
N° 3 en ré majeur, BWV 1054
N° 2 en mi majeur, BWV 1053
N° 5 en fa mineur, BWV 1056
N° 6 en fa majeur, BWV 1057 **
Interprètes
Angela Hewitt, piano
* Richard Tognetti, violon & Alison Mitchell, flûte
** Alison Mitchell & Emma Sholl, flûtes
Australian Chamber Orchestra
Direction & violon Richard Tognetti
Renseignements
76:58 - 75:29 - DDD - Enregistré au Verbrugghen Hall du Conservatoire de Musique de Sydney (Australie) en février 2005 - Notes en français, anglais, allemand
Notes
Hyperion a réuni en un seul volume DDD l'enregistrement de ces mêmes concertos paru en deux volumes il y a neuf mois en version SACD.
Dans le sens large, les concertos pour clavier de Bach incluent effectivement le Cinquième Brandebourgeois même s'il exige également un violon et une flûte solo et le Triple concerto BWV1044, une refonte complète à partir d'un Prélude et Fugue, d'une Sonate en trio et d'un Moto perpetuo.
Les puristes s'offusqueront qu'aux côtés d'un orchestre de chambre d'essence baroque, l'excellent Australian Chamber Orchestra, complet avec son continuo au clavecin, l'on ose jouer les parties solistes au piano ! Tant pis pour eux, qu'ils boudent leur plaisir dans leur coin. Angela Hewitt, qui nous a déjà fait le présent de magnifiques enregistrements Ravel, Bach, Schubert et Couperin, continue de nous étonner avec son jeu cristallin et son sens du phrasé le grand solo du Cinquième Brandebourgeois est une vraie perle , mais aussi sa vision moderne et pourtant fidèle.
Quant à la version du Quatrième Brandebourgeois, elle n'est pas une trahison ! Et si la partie de clavier vous semble outrée, anti-Bach, sachez qu'elle provient d'un manuscrit autographe de la main même de Bach qui l'a écrite de sa plume à lui. Un exemple de recyclage particulièrement habile ; les parties de flûte et celle de clavier se partagent la vedette, ce n'est donc pas à proprement parler un concerto pour clavier mais bien un triple concerto.
Au piano entendez-vous hurler les gardiens du temple au fond des bois ? Qu'ils hurlent... , la fine et délicate Angela Hewitt sait transformer avec brio cet essai stylistique en réussite totale. Soutenue par l'Australian Chamber Orchestra particulièrement discret mais indispensable, ainsi que le sel dans un plat, Angela Hewitt plane au-dessus de tout cela avec bonheur. Depuis des années, on n'avait pas entendu une telle "nouveauté", moderne et engagée.