L'essentiel et le meilleur de Maria Callas
Ses plus grands enregistrements en studio
Extraordinaires remasterings Naxos, salués par la presse musicale internationale
Douze intégrales mythiques : La Gioconda 52, Lucia 53, I Puritani 53, Cavalleria Rusicana 54,Tosca 53, La Traviata 53, Norma 54, Pagliacci 54, Il Turco in Italia 54, Madama Butterfly 55, Aïda 55, Rigoletto 55
Coffret 24 CD. Parution le 13 septembre
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Ce coffret comprend ses plus grands enregistrements studios des années 50, quand la "Divina" était au sommet de son art et de ses moyens vocaux. Nous la retrouvons donc merveilleuse dans Norma, Tosca, Lucia, La Traviata,... Avec une restauration du son exemplaire par les ingénieurs de Naxos. C'est un véritable bonheur d'entendre la fameuse version 1954 de Tosca avec Vittorio de Sabata dans une si belle qualité sonore.
On retrouve en bonus Maria Callas en récital dans ses enregistrements de 1949 : Casta Diva, Liebstod et Qui la voce des Puritains, vocalement éblouissant.
Ce coffret, en plus de contenir les merveilles de La Callas, nous permet d'entendre en bonus les plus grands chanteurs de l'histoire de l'Opéra de la première moitié du 20ème siècle : Rosa Ponselle, Tito Schipa, Benjamino Gigli, Ezio Pinza, Robert Merril, Gina Cigna, etc...
De 1952 et 1955, les années au cours desquelles furent enregistrées ces oeuvres, Anna Maria Kekilia Sofia Kalogeropoulos, dite Maria Callas, avait entre 29 et 32 ans et n'était pas encore devenue une " diva " dans le mauvais sens du terme. Les grands scandales éclateraient à partir de 1958 on se souvient de la scandaleuse interruption d'une Norma retransmise en direct lorsque la renommée rattrapera et submergera la jeune cantatrice. Par contre, tous les enregistrements de ce coffret datent des plus grandes années, celles des spectacles à la Scala, du Mai Musical Florentin et de la RAI de Turin ; ce sont là des interprétations d'anthologie, exquises, parfaites, dans lesquels Maria Callas maîtrise la voix dans tous les registres et dans toutes les dynamiques, tandis qu'elle insuffle aux personnages une vérité dramatique poignante. Et pourtant, on serait bien en peine de trouver ici des effets histrioniques ou des accents surfaits ce qui lui a parfois été reproché plus tard : pleine osmose avec les autres chanteurs, pleine osmose avec l'orchestre et le chef, Callas se fond dans l'oeuvre et en extrait la quintessence.
Quant à ses partenaires, ils appartiennent également à la légende : Di Stefano, Gobbi les deux incontournables hommes de ses plus beaux enregistrements , Gedda, sans oublier la direction toujours attentive de Tullio Serafin qui lui avait offert sa première Gioconda aux Arènes de Vérone dès 1947, Callas n'avait alors que 24 ans et le soutien inconditionnel des orchestres de la Scala et de Turin, voilà de quoi assurer un entourage de la première qualité.
Au-delà des vocalises qu'elle maîtrisait avec une légèreté insolente, Callas sut très tôt faire ressortir de ses personnages les multiples facettes même les plus troublantes et équivoques. Evitant les effets de virtuosité gratuite ou d'hédonisme histrionique dans ses interprétations, elle avait pour souci constant de rendre la musique toujours plus expressive, et d'offrir aux oeuvres qu'elle abordait leur vérité musicale et surtout leur vraisemblance dramatique, en utilisant autant les qualités que les défauts de son timbre de voix si particulier, dont la pureté n'était certes pas la première qualité. Sans doute fut-elle l'une des premières grandes cantatrices à prouver qu'à l'opéra, on pouvait jouer de véritables rôles comme au théâtre, et se servir de son apparence physique pour soutenir la pertinence des personnages. En réalité, Maria Callas n'a pas simplement chanté ou interprété des rôles : elle les a véritablement incarnés du fond de son âme.