Résumé de "La Cité Des Enfants Perdus"
Un étrange personnage vit entouré de clones et d'autres personnages encore plus étranges sur une plate-forme en mer perdue dans le brouillard. Krank, c'est son nom, doit pour ne pas vieillir trop vite voler le rêve des enfants. C'est pour cela qu'il les enlève de la cite portuaire.
Commentaire audio de Jean-Pierre Jeunet (mai 2001)
Specificités :
- Keep Case
- Couleurs
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- 1 disque
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- Edition Simple
- DVD-9
Sur une plateforme en mer perdue dans le brouillard, au-delà d'un champ de mines, le malheureux Krank vieillit prématurément car il lui manque une dimension essentielle : la faculté de rêver. Aidé d'une bande de clones, il fait enlever les enfants perdus d'un port brumeux teinté d'ocre et de vert, pour leur voler leurs rêves. Mais quand Denrée, petit garçon boulimique, est enlevé, son "grand-frère", One, se met en tête de le retrouver avec l'aide de Miette, une fillette débrouillarde, chef des enfants perdus. Lauréat de 4 Césars avec Delicatessen, le duo Caro et Jeunet transforme l'essai avec ce nouveau long métrage, mis en scène quatorze ans après que l'idée originale leur a germé dans le cerveau. Toujours grâce à leur casting inouï en même temps qu'improbable (Ron Perlman entre autres) ils s'imposent ainsi comme de formidables explorateurs des rêves et des cauchemars, comme ont pu l'être plus récemment Michel Gondry ou Tim Burton. La cité des enfants perdus est une incursion fantastique dans le rêve. Les décors nébuleux donnent un aspect visuel remarquablement onirique. Les accessoires mécaniques sont réglés au quart de tour et viennent augmenter l'aspect fantastique des décors et du film. On découvre ainsi un monde imaginaire foisonnant d'idées, à l'imagerie et aux personnages totalement délirants. La cité des enfants perdus s'affirme comme un petit chef d'oeuvre de poésie noire et fantastique.
Raphaël Panarisi de la librairie de SAINT-ETIENNE