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Dans L'Enfer Des Chambres A Gaz
Auteur :
Venezia, Shlomo
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Des Sonderkommandos (ces " équipes spéciales " de déportés obligées par les SS à travailler dans les usines de mort), il ne restait que quelques dizaines de rescapés à la fin de la guerre, étant eux-même systématiquement gazés au bout de trois mois après avoir travaillé en esclaves dans les chambres à gaz car ils avaient vu ce que personne ne devait voir. Seuls quelque uns ont témoigné, très partiellement (dont un, inoubliable, dans Shoah, le film de Claude Lanzmann). Jamais aucun n'a raconté tout son parcours en enfer. L'homme qui a accepté de répondre aux questions de Béatrice Prasquier, ancienne responsable du collectif " Mémoire " de l'UEJF (et fille de Richard Prasquier, président du comité Yad Vashem France) est Shlomo Venezia, issu de la communauté juive italienne de Salonique. D'abord protégés par l'Italie, ces juifs furent déportés dès que les Allemands prirent le contrôle de la Grèce. Shlomo qui avait 18 ans a été embrigadé de force dans la maintenance des chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau. Son témoignage est d'une précision terrifiante, et son récit brut, sans aucune sensiblerie, vraiment bouleversant. Il illustre les propos de Primo Lévi : " Avoir conçu et organisé les équipes spéciales a été le crime le plus démoniaque du national-socialisme. Au moyen de cette institution, on tentait de déplacer sur d'autres, et spécialement sur les victimes, le poids de la faute ". Le suicide n'était même pas un échappatoire, car " le suicide est un acte humain, et non animal, c'est un acte médité, un choix non instinctif, pas naturel, et dans un Lager, il y avait peu d'occasions de choisir, on vivait comme des animaux asservis, auxquels il arrive de se laisser mourir, mais qui ne se tuent pas ".
Des Sonderkommando (ces équipes spéciales de déportés obligés par les SS de travailler dans les usines de mort), il ne restait que quelques dizaines de rescapés à la fin de la guerre, étant eux-mêmes systématiquement gazés au bout de trois mois car ils avaient vu ce que personne ne devait voir. Seuls quelques-uns ont témoigné, très partiellement. Jamais aucun n'avait raconté tout son parcours en enfer. Shlomo Venezia est issu de la communauté juive italienne de Salonique, embrigadé de force, à 18 ans, dans la maintenance des chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau. Son témoignage est d'une précision terrifiante, et son récit brut. Avec une préface de Simone Weil. A noter : le 27 janvier est la journée de commémoration de la Shoah.
Des Sonderkommandos (ces " équipes spéciales " de déportés obligées par les SS à travailler dans les usines de mort), il ne restait que quelques dizaines de rescapés à la fin de la guerre, étant eux-même systématiquement gazés au bout de trois mois après avoir travaillé en esclaves dans les chambres à gaz car ils avaient vu ce que personne ne devait voir. Seuls quelque uns ont témoigné, très partiellement (dont un, inoubliable, dans Shoah, le film de Claude Lanzmann). Jamais aucun n'a raconté tout son parcours en enfer. L'homme qui a accepté de répondre aux questions de Béatrice Prasquier, ancienne responsable du collectif " Mémoire " de l'UEJF (et fille de Richard Prasquier, président du comité Yad Vashem France) est Shlomo Venezia, issu de la communauté juive italienne de Salonique. D'abord protégés par l'Italie, ces juifs furent déportés dès que les Allemands prirent le contrôle de la Grèce. Shlomo qui avait 18 ans a été embrigadé de force dans la maintenance des chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau. Son témoignage est d'une précision terrifiante, et son récit brut, sans aucune sensiblerie, vraiment bouleversant. Il illustre les propos de Primo Lévi : " Avoir conçu et organisé les équipes spéciales a été le crime le plus démoniaque du national-socialisme. Au moyen de cette institution, on tentait de déplacer sur d'autres, et spécialement sur les victimes, le poids de la faute ". Le suicide n'était même pas un échappatoire, car " le suicide est un acte humain, et non animal, c'est un acte médité, un choix non instinctif, pas naturel, et dans un Lager, il y avait peu d'occasions de choisir, on vivait comme des animaux asservis, auxquels il arrive de se laisser mourir, mais qui ne se tuent pas ".
Détails
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