Résumé de "Critique de l'anxiete pure"
«[...] Autant éclaircir ce point dès
Maintenant : le Tracas vit sur
L'homme, et il se reproduit sur lui.
J'en connais d'aucuns qui conçurent
L'idée de déposer leurs tracas sur
Une bête de somme, un âne, un
Boeuf. Cette technique fonctionne
Bien pour les farines, les raisins et
Les olives, en aucun cas pour les
Tracas qui ont tôt fait de se rabattre
En hâte sur leur hôte légitime,
L'Homme, auquel ils sont névrotiquement
Attachés. Avouons que ce
N'est pas de veine.
... Lire la suite
Je crois bon d'indiquer ici que l'origine
Du Tracas est très ancienne.
De magnifiques échantillons,
Englués dans l'ambre fossile en
Compagnie des moustiques, ont pu
Etre datés de quatre millions
D'années. C'est ainsi que la genèse
Des tracas, leur évolution darwinienne,
Leur portage, leur maniabilité,
Constituent une thématique
Carrément fascinante. Et que vous
Aimeriez que je développe plus
Avant. Mais non. Car ce n'est là
Qu'une approche timorée, une
Dissertation d'intellectuel dont je
M'éloignai pour un but nettement
Plus audacieux : organiser la
Révolte, faire exploser le balluchon
Des tracas, l'anéantir, le réduire en
Cendres, le pulvériser, le fracasser,
Planter sa tête au bout d'une pique.
Exactement.»
"Critique de l'anxiété pure est une immense spirale où Fred Vargas (dont nous connaissons les romans policiers) analyse les rouages du discours d'un individu épris de liberté, de fraternité et d'amour entre les hommes... On va libérer le monde des financiers, des mercantis, des va-t-en-guerre de tout poil. Mais les enthousiasmes du début lentement se débinent, laissant le discoureur seul avec ses mots. Le tour de force, c'est que Critique de l'anxiété pure décrit le miroir dans lequel se reflète cette soirée et décrit le processus inéluctable de la "Raison" reprenant le dessus."