Le mari de la vieille Madame Szöcs vient de mourir. Une fois le père enterré, Iza, la fille, emmène sa mère à Budapest. Iza va tout préparer à la perfection, sans demander à sa mère ni son avis ni ses envies. Petit à petit, la fragile vieille dame se pétrifie dans le mutisme et la non-existence dans laquelle sa fille l'enferme sans même s'en rendre compte, jusqu'au jour où elle décide de retourner au village pour faire élever une stèle sur la tombe de son mari. Traduit du hongrois. Du même auteur : La Porte (prix Femina étranger 2003) qui reparaît simultanément en poche chez le même éditeur.
Dans sa maison de la Grande
Plaine, Mme Szöcs attend qu'on
Vienne la chercher : son mari est
En train de mourir. À l'hôpital,
Vince ne la reconnaît pas, et sa
Dernière phrase est destinée à Iza,
Leur fille trop aimée.
Une fois son père enterré, Iza
Emmène sa mère vivre avec elle
Dans son appartement de
Budapest. Elle a tout décidé, fait le
Tri entre meubles et objets à garder
Et à abandonner, arrangé la
Chambre, sans demander à la
Vieille dame - qui pourra «enfin
Se reposer» - ni son avis ni ses
Envies.
Peu à peu, la fragile vieille dame
Se pétrifie dans la non-existence
Qui lui est ainsi offerte, jusqu'au
Jour où elle décide de retourner
Dans son village...