Résumé de "Baudouin. Le Roi"
Baudouin, ce n'était pas seulement un roi, c'était l'âme d'un peuple qui se reconnaissait dans son souverain, incarnation de l'unité nationale. Baudouin, c'était le souverain d'un Etat au coeur de toutes les tragédies du siècle, comme de ses aventures. Il fut élevé dans le culte du roi-chevalier de 1914 : Albert Ier ; et il subit la guerre, l'invasion, l'exode, son pays occupé, son père acculé à l'abdication. Il devient roi à vingt ans pour que son pays échappe à une guerre civile et il doit refermer les plaies d'une
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décolonisation qui ramène la Belgique à ses limites géographiques. Il se fait patriote européen pour tenter d'apaiser l'infernal dialogue entre Flamands et Wallons. Baudouin, c'était un curieux mélange de mystique et de moderne, d'attention portée aux autres - qu'ils soient enfants ou exclus - et de savoir-faire politique, de rigueur morale scrupuleuse et d'un mode de vie dépouillé des fastes princiers. Voilà pourquoi ce roi que l'on a dit triste et qui croyait en l'homme s'est attiré le respect, puis l'admiration de ses contemporains, illustrant ainsi une maxime familiale : "Il n'y a pas de petits Etats, il n'y a que de petits esprits."
"Fils aîné de Léopold III et de la reine Astrid, Baudouin monte sur le trône à l'âge de vingt ans. En 1960, il épouse une Espagnole, Fabiola Mora y Aragon. L'histoire de ce mariage est stupéfiante. Robert Serrou en fait un récit qui suffirait à lui seul à justifier la lecture de cette biographie. Au début, les Belges sont déçus que leur reine soit une Espagnole : pourtant, elle va parvenir à rendre au "roi triste" son sourire. Baudouin, honnête, rigoureux, peu bavard, d'humeur égale, très intelligent, voyant loin, vivant simplement, roi moderne et austère, fit ce que Montaigne appelait "le plus difficile métier du monde", non par ambition mais pour préserver l'unité de son pays. A sa mort, toute la Belgique fut comme tétanisée. (Un cahier photos N. et B. de 16 p.)"