Résumé de "Marzi t.3 ; rezystor"
Des rationnements d'essence aux commérages du village de Skowierzyn, Marzi, la petite polonaise, continue à avoir les yeux grand ouverts sur le monde. Le général Jarulewski a décrété l'état d'urgence. Tchernobyl a déjà explosé. Mais la situation politique n'est que l'arrière-plan de la vie d'une petite fille née de l'autre côté du Mur, qui s'enthousiasme de l'arrivée d'un petit chien, qui va aux matchs de foot arbitrés par son père, et qui voudrait tant que son papa passe plus de temps avec elle...
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"Marzi", c'est un mélange doux-amer entre l'insouciance de l'enfance et la menace diffuse du contexte social. Le titre de cet album est Rezystor, un mot polonais qui désigne une petite pièce électrique : une résistance. C'était le signe de reconnaissance des ouvriers qui militaient clandestinement contre le gouvernement, et qu'ils gardaient au fond de leur poche. Mais cette "résistance" définit bien Marzi, que ce soit chez elle, avec ses copines ou face au monde...
Ce troisième tome de "Marzi", la dizaine d'histoires qui le compose, confirme ainsi la voie prise par ses deux auteurs. Marzena Sowa sait trouver le ton juste, comme peu l'avait fait (mis à part Goscinny et son "petit Nicolas" ?), ni bêtifiant, ni pontifiant. Sylvain Savoia démontre s'il était besoin, son talent de dessinateur, passant avec un égal bonheur du polar d'anticipation ("Al'Togo" chez Dargaud) aux chroniques intimistes et sociales de "Marzi".
Marzi continue d'observer le monde qui l'entoure, avec ses yeux d'enfant. Alors que le général Jarulewski a décrété l'état d'urgence, que Tchernobyl a explosé et que les rationnements d'essence sont le lot quotidien de ses parents, elle, n'espère qu'une chose : que le petit chien qu'on lui a promis arrive bien chez elle, et que son papa passe un peu plus de temps avec elle. Ce 3e tome, composé d'une dizaine d'histoires, mélange l'insouciance de la petite fille à la menace du contexte social. Le titre de ce tome est d'autant plus évocateur qu'il désigne une petite pièce électrique, une résistance, signe de reconnaissance des ouvriers qui militaient clandestinement contre le gouvernement.