Résumé de "Petits meurtres entre camarades"
Entre Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Ségolène Royal, la lutte pour l'investiture socialiste à la présidentielle de 2012 s'annonce intense, et âpre. A deux ans de l'échéance, elle a déjà commencé, et agite, depuis des mois, les coulisses du PS. Même si l'heure de la candidature officielle n'est pas encore venue, aucune de ces trois personnalités qui représentent actuellement les plus sérieux des prétendants n'a l'intention de renoncer. Depuis les dessous du congrès de Reims, en novembre 2009, jusqu'à la préparation
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des primaires socialistes, qui auront lieu à l'automne 2011, Un fauteuil pour trois relate comment les trois poids lourds du premier parti d'opposition affûtent leurs armes, et leurs arguments.
Grandes stratégies et petits coups fourrés, états d'âme et coups de déprime, dîners secrets et rendez-vous discrets... Comment Martine Aubry a-t-elle réellement fait main basse sur le PS ? Comment, après s'être installée dans la douleur aux commandes du Parti, a-t-elle survécu à une première année abominable à tous points de vue pour s'installer dans la peau d'une candidate ? Comment Ségolène Royal a-t-elle surmonté sa défaite du congrès, et la cruelle déception qui s'en est suivie, pour rebondir vers la suite des opérations ? Pourquoi tous ceux qui l'avaient soutenue en 2007 l'ont-ils abandonnée ? A-t-elle encore ses chances ? Que fait Dominique Strauss-Kahn, exilé au Fonds monétaire international et éloigné des affaires de la rue de Solférino, pour rester dans la course ? Quelle sera sa stratégie pour revenir ? L'alliance entre ce dernier et Martine Aubry, contractée pour barrer la route à Royal, tiendra-t-elle ? Autant de questions auxquelles Un fauteuil pour trois apporte des réponses précises et circonstanciées.
Critiques presse
Le pire, évidemment, est que ça se lit comme un roman policier, rythmé par les coups fourrés, coups de force et coups de théâtre qui ont fait une bonne part de la vie du Parti socialiste depuis deux ans. Et que c'est écrit de même, nerveux, percutant et vivant. Pour peu que l'on connaisse un peu les acteurs, on s'y croirait, d'autant que le récit est bourré de témoignages et confidences des intéressés et de leurs entourages.(Gérard Courtois - Le Monde,01/09/2010)