Les pays qui ont connu un crime de masse entrent souvent, ensuite, dans une période de transition
Démocratique très difficile. Que peut-on savoir sur ce qui s'est passé, et pourquoi ? Comment punir
Les responsables, parler aux victimes, réparer les dommages matériels et moraux, opérer des pas
Vers la réconciliation nationale ? Ce livre traite du rôle que jouent les procès criminels au cours de
Cette phase, et encore au-delà. Sur le passé criminel, plus ou moins récent, il s'avère que juristes,
Politiques, intellectuels ne sont pas d'accord. Le conflit le plus vif est entre historiens et juristes ;
Des convergences existent, mais la tentation existe que les uns se substituent aux autres, et vice
Versa.
Le livre fait l'état des lieux de ces interprétations divergentes, c'est-à-dire du débat public en
Particulier au moment des actions en justice menées de divers côtés et des procès effectifs. Il
S'interroge sur le rôle pédagogique des « procès publics », du « spectacle » et de la mise en scène
Théâtrale qu'ils mettent en avant : pourraient-ils jouer un rôle de promotion de la démocratie et de
Ses valeurs - tolérance, modération, respect du débat ? Comment les rendre efficaces dans les
« mentalités », au-delà des réparations strictement juridiques ? Contrairement à une vision
Répandue, il n'y aucun consensus à propos du jugement des crimes de masse. Et dès lors la
Question se pose : comment les procès peuvent-ils contribuer à créer une mémoire collective
Quelque peu partagée ?