Résumé de ""autoportrait De L'Auteur En Coureur De Fond.""
Depuis plus de vingt-cinq ans, Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Une passion indissociable de son métier d'écrivain, qui nourrit la ténacité nécessaire à remplir ses pages blanches. Le 1er avril 1978, en plein match de base-ball, Murakami décide d'écrire un roman. Loin du mythe de l'artiste bohème, il s'impose alors une discipline spartiate. Finie la vie de noctambule dans son club de jazz et les soixante cigarettes quotidiennes, l'homme se lève tôt, se couche tôt et
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consacre ses journées à écrire, immobile. Le besoin d'exercice devient aussi vital que celui d'écrire. C'est le début d'une autre vocation, à trente-trois ans... Son premier marathon, il l'a couru seul, dans la chaleur suffocante d'un été grec. Mais courir va surtout lui permettre de briser la solitude de l'écrivain, à travers d'ultimes odyssées collectives, dans la douceur printanière de Boston ou les couleurs automnales de New York. Quand il ne tape pas sur son clavier, Murakami bat le pavé, et c'est ce qu'il voudrait qu'on retienne de lui, une fois la dernière ligne d'arrivée franchie : Haruki Murakami, 1949-20**, Ecrivain (et coureur), Au moins il n'a jamais marché...
Quatrième de couverture
Le 1er avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d'un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l'épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés. Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d'arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée...
Un auteur droit dans ses baskets
A l'approche du marathon de Nice, pourquoi ne pas se plonger dans l'autoportrait en marathonien de H. Murakami ? Pour la première fois, les lecteurs français peuvent lire du grand auteur japonais un texte qui n'est pas de la fiction mais un essai autobiographique sur la course à pied, la place qu'elle prend dans sa vie et le rôle de cette pratique et ce qu'elle implique dans son travail d'écriture. Dans un style simple et clair, H. Murakami décrit ses premiers pas de romancier et au même moment ses débuts dans le monde de la course à pied. Il faut noter que cet auteur, le moins japonais des japonais, (il a longtemps vécu à l'étranger, les traditions l'ennuient, voue une haine féroce à Mishima, etc...) lorsqu'il tente de décrire la course, ne trouve sous sa plume que les mêmes mots qui servent à décrire la pratique du zen, essence de la culture traditionnelle. Par ailleurs, la description de l'expérience quasi religieuse qu'il vit en courant son premier (et seul) 100km est d'une grande profondeur. Les grands auteurs français ont parlé de sport avec parcimonie ou dédain ou ne l'ont pas fait du tout (par pudeur sûrement). Profitons donc de ce beau texte à mettre dans sa bibliothèque aux côtés de "La grande course de Flanagan", Tom McNab et de "Born to run", Christopher McDougall.
Bonne Course !
Stéphane Gillot de la librairie de NICE
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