Dans un cahier écrit à l'âge de 18 ans, François Maspero se
Définissait déjà comme un « globe-trotter en disponibilité ». Depuis, s'il a
Effectivement parcouru le monde, ce fut en homme essentiellement sensible
Aux « paysages humains », animé d'un profond esprit de solidarité, prompt à
S'indigner devant l'injuste et l'insupportable. Qu'il évoque ses voyages réels
A Cuba, en Bosnie, aux Caraïbes, en Palestine ou dans « l'immense
Géographie des mots » ( en lisant Bougainville ou John Reed), ses souvenirs
D'enfance (transposés en fiction), son itinéraire de traducteur, ses amis
Photographes (Klavdij Sluban, Anaïk Frantz), Maspero sait que, pour celui « qui
Ne se lasse pas de découvrir l'humanité dans son infinie diversité », tout est
Dans le regard : il doit savoir « conjuguer la proximité et la juste distance ».