Une pure merveille ! Tout commence avec Soledad, dernière fille de la famille, qui a décidé de s'affranchir de cette histoire de famille en l'exorcisant sur le papier... Elle remonte le cours du temps jusqu'à l'enfance de sa mère, Frasquita, et nous plonge dans d'ancestrales traditions familiales. A l'arrivée de son premier sang', sa mère l'initie à des rituels auxquels elle ne comprend rien... Lors du dernier de ces rituels, sa mère lui remet une boîte à n'ouvrir que plusieurs mois plus tard... Là encore elle résiste, ne cède pas, la cache, se protège de la folie de sa mère. Le jour venu, elle découvrira dans sa boîte de quoi nourrir sa passion pour les points de couture. Chaque membre de la famille se verra léguer un don tout aussi surprenant ! Elle coud tout et tant... tant et si bien que certains crient à la magie, d'autres à la sorcellerie... Frasquita se mariera jeune, très jeune, à 16ans... Elle ne connaîtra pas l'Amour de ce mariage mais mettra au monde plusieurs enfants avec un mari à la fois absent, fou, obsédé qui la jouera lors d'un combat de coqs et la perdra. Frasquita partira alors avec ses enfants sur une brouette à travers les routes d'Andalousie. Elle y croisera un meunier surprenant, des résistants mercenaires, un ogre... A travers de courts chapitres, on évolue avec les personnages que l'on a envie de porter à bout de bras, de serrer contre son coeur. Raconté avec magie, ce roman tient à la fois du récit et du conte, du témoignage de la condition féminine et du mythe. Chaque mot est pesé et juste, appuie sur nos entrailles, nous ouvre le coeur, berce notre âme... Chaque mot nous coud, découd, recoud avec une justesse inouïe ! Avec une plume "magique", Carole Martinez nous porte dans des contrées fabuleuses.
Isabelle de la librairie de PERPIGNAN
Un régal ! Le pitch de l'auteur :
Mon premier : un Dévastateur au masque de catcheur qui dézingue les méchants comme tu débiterais du petit bois.
Mon deuxième : Anémia, la Féline qui fouine partout.
Mon troisième : Dédé la Françouille, le gros journaliste expert en criminologie et brèves de comptoir.
Mon quatrième : Rita, gueule de fée affûtée comme un rasoir, aux colts roses glissés sous le corsage.
Mon cinquième : la Voïvode, chef punkette de mon gang, le Komsol.
Mon sixième : moi, Diego, 12 ans, enfant des rues à la gueule crasseuse.
Mon tout : un joli foutoir où les corps vont valser, jouir et rebondir... Ça va saigner, tovariche!
Voilà un roman surprenant. Impossible à résumer ! Ce roman a mis ma pilosité à mal, poils dressés au garde à vous par moment. Il a aussi fait travailler mes zygomatiques, bref, il m'a soumis à bien des émotions! J'ai été désarçonnée lors du premier chapitre par le ouinche', le langage des enfants de rue, créé par Rolland Auda... Le temps de mettre mes petits neurones' en action et d'y retrouver un mélange d'anglais, d'arabe, d'occitan, de catalan et de m'habituer à cette gymnastique de lecture, ce langage est ensuite devenu très visuel'. Une bande son, de même que des scènes mythiques du cinéma, sont intégrées en début de lecture pour donner le ton. Ce roman est un mélange des genres, chose en soi qui me plaît beaucoup... Je m'imagine vous en parler avec une voix de dessins animés à l'hélium, montant dans les aigus pour ensuite mieux replonger dans les graves !!! Rolland Auda a un vrai don pour la mise en scène, la description des scènes fortes, les petits détails qui nourrissent ses personnages. Bien calé dans notre fauteuil, sur notre rétine se joue un très bon roman, visuel, trash, tendre, psychologique... La mise en page et la typographie servent le récit comme le noir et blanc ou la couleur servent le cinéma. Rien ne paraît ou n'est anodin dans la construction de Rolland Auda, chaque slogan, chaque mot choisi est percutant, ainsi le journal du coin s'appelle Le sincère... Oo ! BREF...Un régal ! Pour grands ados et tous ceux qui le sont restés.
Isabelle de la librairie de PERPIGNAN
Fantastique Il est difficile de parler de ce livre, tant l'histoire est étrange et originale. L'auteur nous entraîne dans un monde de fables et de superstitions à travers le destin de Frasquita, magicienne aux doigts d'or, jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coq et qui est condamnée à l'errance à travers l'Andalousie. Ce livre est unique et fabuleux et se lit d'une traite.
Valerie Alletto de la librairie de COLMAR - 28 rue des Têtes
Comment une escarcelle de tisserand, dés et aiguilles dessinent les destins... Un jour je vous conterai la lignée des Carasco, lignée de femmes couturières, guérisseuses, dont on chuchotait à demi-mot qu'elles étaient un peu sorcières. Je vous dévoilerai la destinée de Francesca jouée par son mari lors d'un combat de chiens, ses aventures picaresques dans une Andalousie ancestrale où survenaient encore tout naturellement des événements extraordinaires. Mon verbe puissant, coloré, poétique parlera aussi de l'amour qu'une fille peut porter en silence à sa mère. Et je ferai partie de ces histoires qui malheureusement se finissent trop vite.
Julie de la librairie de ANTIBES