Au début, je n’y ai pas vraiment prêté attention. La première fois que j’ai garé la moto près du numéro huit de la rue Girardon, elle a ouvert sa fenêtre,
au cinquième étage, s’est penchée
et a demandé d’une voix forte:
«Nicolas, c’est toi?» J’ai levé la tête
et regardé tout autour de moi,
j’étais seul sur le bord de cette rue,
pas même une ébauche de profil.
P. M. M.
Un soir, Thomas répond
à cette inconnue qui le prend pour un autre : il découvre qu’elle a perdu son fils unique, Nicolas, dix ans auparavant ; ce jour-là, le temps s’est brutalement arrêté.
Pour Marguerite, Thomas accepte de devenir Nicolas. Entre le jeune homme trop sensible et la petite dame malicieuse commence
ainsi une singulière histoire,
née d’un malentendu dont,
au fond, ni l’un ni l’autre n’est
dupe : il suffit juste d’y croire…