Résumé de "Claustria"
Platon, le mythe de la caverne. Des prisonniers qui ne verront jamais de la réalité que des ombres d'humains projetées sur la paroi de la grotte où ils sont enchaînés. Dans le souterrain, les enfants n'ont vu de l'extérieur que les images tombées du ciel qui leur parvenaient par le câble de l'antenne.
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Le mythe a traversé vingt-quatre siècles avant de s'incarner dans cette petite ville d'Autriche avec la complicité d'un ingénieur en béton et celle involontaire de l'Ecossais John Baird qui inventa le premier téléviseur en 1926.
R. J.
Claustria est le roman de cette incarnation.
Critiques presse
On sait, depuis notamment Histoire d'amour (1998), Clémence Picot (1999), plus récemment Microfictions (prix Télérama/France Culture, 2007) ou encore Sévère (2010), combien est grande l'aptitude de Régis Jauffret à sonder les psychés au bord du gouffre, en proie aux dérèglements ou à la souffrance extrême, à mettre au jour aussi les ressorts pervers à l'oeuvre dans les relations humaines : manipulation, prise de pouvoir, humiliation. Cette capacité atteint, dans Claustria, des sommets de maîtrise - dégagée qu'elle est des tentations grand-guignolesques ou sarcastiques auxquelles Jauffret a parfois cédé par le passé.(Ludovic Debeurme - Télérama,04/01/2012)\\Estomaqué par la monstruosité du fait divers, séduit par le ton tenu et le style enfiévré du narrateur, le lecteur se laisse emporter, comme enivré par cette histoire délirante. Romancer l'horreur, charrier les mots et les maux avec l'élégance d'un esthète : l'auteur d'Asiles de fous fait mouche.(Marianne Payot - L'Express,11/01/2012)\\Probablement son plus grand roman depuis Univers, univers. Là où tant de petits maîtres se contentent de flatter les instincts voyeuristes de manière opportuniste, Jauffret, lui, explose le genre, comme si l'authenticité de l'histoire n'était rien d'autre qu'une base pour explorer la condition humaine et ce que la littérature peut en dire.(Baptiste Liger - Lire,16/01/2012)