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Le Pays D'Auge 1550-1726
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Cet ouvrage édité par l'Association pour le Développement de l'Histoire Economique a obtenu le prix Jean Bouvier 2000.
On a souvent considéré qu'à l'époque moderne, la monnaie était réservée à la ville, à la noblesse et au grand négoce. Cette recherche méticuleuse fondée sur des sources notariales met largement en cause cette idée reçue. A travers règlements et paiements, ventes et amortissements de rentes, traités de mariages et inventaires après décès, surgissent ducats italiens, flamands ou portugais, pistoles ou réales d'Espagne, esterlins britanniques et surtout écus et testons français. Des journaliers manipulent de l'or. Des paysans utilisent des billets de la Banque Royale. Aucune barrière sociale ne s'oppose en fait à la circulation de l'argent en pays d'Auge.
Est-ce que parce qu'il est si courant que l'on n'en parle pas ? Ou est-ce par respect, superstition ou crainte d'autrui? Ce qui est certain, c'est que l'argent est ici « monnaie courante » et que, de l'aumône au pot de vin, de la dot à l'impôt, les hommes et les femmes entretiennent avec lui un rapport intime.
Enfoui dans un sac de toile ou remisé dans un tiroir, dans une « bourse brodée d'or » ou dans les poches des petites gens, il est bien devenu un instrument économique d'échange de base à une époque ou on ne l'attendait guère.
Détails
Huyghe, Edith
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Falletti, Sébastien
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