"Vaste chronique de la vie à Cuba, vue de l'intérieur, ce journal nombriliste emporte le lecteur dans un tourbillon délirant. La ville est assombrie par la pénurie et le désespoir. Les illusions de la Révolution sont terminées. Gutiérrez, pourtant un ex de la nomenklatura, ne peut plus exercer sa profession de journaliste. Il vit dans la crasse dans sa tanière, un vieil immeuble du front de mer. Mais il ne nous propose aucune philosophie, aucun discours manichéen. Il n'y a que lui, et encore que lui : son odeur, son sexe, le défilé de ses maîtresses... La peur de vieillir, la solitude, l'érotisme permanent... Pedro Juan Guttiérrez : "Une espèce de Bukowski caraïbéen ou d'Henry Miller de La Havane." Traduit de l'espagnol (Cuba)."