Résumé de "Au fondement des sociétés humaines"
Directeur d'étude à l'EHESS, Maurice Godelier est l'un des principaux chefs de file de l'anthropologie française. Ancien directeur scientifique du département des sciences de l'homme et de la société au CNRS, dont il est médaillé d'or, ses quatre derniers livres sont déjà devenus autant de classiques : La Production des grands hommes (1982), L'Idéal et le matériel : pensée, économie, sociétés (1984), L'Enigme du don (1996), Métamorphoses de la parenté (2004), tous les quatre chez Fayard.
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Au fondement des sociétés humaines, on trouve le sacré. Autant le savoir, et en apprendre le secret de fabrique, en ces temps où le lien social se distend, où la logique communautariste et identitaire semble l'emporter sur ce qui rassemble. Ce livre est le fruit d'un demi-siècle de recherche en anthropologie, par l'un des maîtres de la discipline, dont le parcours a été marqué par quatre étapes majeures sur le chemin de cette découverte fondamentale (chacune d'elle, faisant ici l'objet d'un chapitre) : 1. Il est des choses que l'on donne, des choses que l'on vend, et d'autres qu'il ne faut ni vendre ni donner mais garder pour transmettre. 2. Nulle société n'a jamais été fondée sur la famille ou la parenté. (mais toujours sur ce qu'en Occident on appelle le " politico-religieux ") 3. Il faut toujours plus qu'un homme et une femme pour faire un enfant. 4. La sexualité humaine est fondamentalement a-sociale. Un livre de référence qui, comme toujours avec Maurice Godelier, nous vaudra beaucoup de presse et des ventes de longue durée.
Critiques presse
Voilà donc un ouvrage à plusieurs faces, où sont bousculées quelques idées reçues, écartées bon nombre d'illusions et proposées des pistes nouvelles pour parvenir à comprendre ce qui façonne ces étranges machines que sont les groupes humains. Manifeste et bilan, plaidoyer pour les sciences sociales, claire synthèse d'une déjà oeuvre abondante, il amorce aussi des analyses qui visent au coeur notre actualité. Ce qui fait plusieurs raisons de lire.(Roger-Pol Droit - Le Monde,09/11/2007)